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Léger rebond attendu à Paris, l'emploi américain en ligne de mire

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Paris devrait regagner une partie du terrain récemment perdu, mais la prudence sera de mise dans l'attente de la statistique de l'emploi de mai aux Etats-Unis. Les investisseurs surveilleront également les derniers développements concernant la Grèce alors qu'un accord de principe sur une nouvelle aurait été trouvé.

Après un repli de près de 3% en deux jours, la Bourse de Paris devrait reprendre quelques couleurs en ouverture alors que Wall Street a réduit ses pertes en clôture hier soir. La tendance s’annonce néanmoins fragile dans l’attente du rapport sur l’emploi de mai aux Etats-Unis, qui devrait confirmer que la reprise de l’économie américaine perd en puissance. Les investisseurs risquent de se tenir à l’écart du marché alors que de nombreux économistes ont révisé en baisse leur estimations pour ces chiffres de l’emploi, d’autant que le fameux programme de rachat d’obligations QE2 touche à sa fin. Le marché surveillera également les derniers développements concernant la Grèce alors que selon une source citée par Reuters, les responsables de la zone euro sont tombés d’accord sur le principe d’une nouvelle aide à Athènes afin de lui donner plus de temps pour résoudre la crise de sa dette. Vers 8h30, le contrat future juin sur indice Cac 40 gagne 15 points à 3.891,5.

Du côté des matières premières, le baril de WTI cède 4 cents à 100,36 dollars après la hausse surprise des stocks hebdomadaires de brut, et plus forte que prévu de ceux d’essence aux Etats-Unis. Le baril de Brent de la mer du Nord recule de 11 cents à 115,43 dollars. Sur le marché des changes, l’euro reste ferme à 1,4469 dollar après avoir touché un plus haut d’un mois à 1,4518.

Sur le plan macroéconomique, le marché attend vers 10h00 les indices PMI Markit d’activité dans les services du mois de mai en France, en Allemagne et dans la zone euro. Deux statistiques américaines figurent au programme de l’après-midi: le rapport sur l’emploi de mai à 14h30 et l’indice ISM non manufacturier du même mois à 16h00.

 

Du côté des valeurs : Renault, L'Oréal, Safran-Thalès

 

Renault, son partenaire Nissan et OAO AvtoVAZ envisagent d’investir jusqu’à 2 milliards de dollars en Russie à l’horizon 2015, rapporte le quotidien économique japonais Nikkei en citant des sources gouvernementales russes. Par ailleurs, la marque au losange, qui a été détrônée par Peugeot en terme de ventes en France, manque de moteurs diesel sur toute la gamme en France et en Europe, a déclaré Bernard Cambier, directeur commercial du groupe pour la France, à La Tribune.

Société Générale a placé 1 milliard de dollars dans des produits dérivés de ses propres actions pour le compte du fonds souverain libyen en mars 2008, après la fraude de Jérôme Kerviel, rapporte le Financial Times. Cet investissement, le plus important réalisé par ce fonds libyen en cinq ans, avait perdu 72% de sa valeur à la mi-2010, ajoute le quotidien, qui précise que ni la banque, ni le fonds libyen n’ont commenté ces informations.

L’Oréal va investir 50 millions de dollars dans un site de production de teinture capillaire au Mexique, écrit le Wall Street Journal en citant l’agence mexicaine de promotion du commerce. Il s’agit de la deuxième usine du groupe français au Mexique, précise le journal.

SafranThales. Le gouvernement a nommé Aldo Cardoso, ancien du cabinet Andersen, médiateur pour la conduite des négociations sur la réorganisation des frontières entre les deux groupes de défense, écrivent Les Echos. L’Etat détient 30% de Safran et 27% de Thales.

 

John Wiburg