-

Les prêts immobiliers à 3,39% en moyenne en juillet 2010

en partenariat avec Les Echos

L'analyse des taux pratiqués par les banques de la place par l'Observatoire Crédit Logement/CSA fait ressortir des taux d'intérêt très bas le mois dernier.

Les taux des crédits immobiliers sont à un niveau très attractif. Les emprunteurs en profitent pour s'endetter pour une durée plus courte.

 

Les taux de juillet 2010 équivalents à ceux de fin 2005


En juillet 2010, les taux d'intérêt des prêts immobiliers du secteur concurrentiel se sont établis en moyenne à 3,39% (hors assurance et coût des sûretés) soit 3,46% pour l'accession dans le neuf et 3,34% pour l'accession dans l'ancien.
Les taux des prêts sont donc pratiquement redescendus à leur niveau le plus bas qui était de 3,36% au 4e trimestre 2005. Depuis novembre 2008, les taux des crédits immobiliers aux particuliers ont reculé de 176 points de base. A cette époque, le taux moyen des prêts immobiliers dépassait 5%.
Les taux variables représentent 7,5% des prêts accordés en juillet 2010. Contre 1,6% seulement en novembre 2008.

 

 

La durée moyenne d'un prêt dépasse légèrement 17 ans

 

En juillet 2010, la durée moyenne des prêts immobiliers s'est établie à 208 mois. Le bas niveau des prêts immobiliers permet de réduire leur durée.


Depuis début 2010, et au-delà des fluctuations constatées d'un mois sur l'autre, la durée moyenne paraît donc stabilisée. Si on se limite aux seuls prêts à l'accession (donc en excluant les autres prêts, par exemple ceux pour travaux), en juillet 2010, 51,4% des prêts étaient d'une durée à l'origine de 20 à 30 ans, contre 55,6% en 2009 et 59,6% en 2007. Et les prêts de moins de 15 ans représentaient 20,5% de la production, contre 16% en 2008.


Les conditions de crédit sont bonnes : le niveau des mensualités associées à un même capital emprunté est maintenant de 10% inférieur à celui de décembre 2008 ! Une évolution logique dans l'environnement actuel des taux : leur niveau permet, en effet, depuis près d'un an, de réduire la durée de l'endettement sans affecter la solvabilité de la demande, même celle des ménages les plus modestes.


 

Bernard LE COURT