Selon l'indice Insee/Notaires, les prix de l'immobilier ancien ont progressé de 1,7% au deuxième trimestre 2010. C'est le quatrième trimestre consécutif de hausse.
Au final, la chute des prix de l'immobilier ancien en France n'aura duré qu'un an, « du deuxième trimestre 2008 au deuxième trimestre 2009 », selon les notaires. Depuis, ils sont en hausse : +0,3% au 3ème trimestre 2009, +1,8% au 4ème trimestre 2009, +2,6% au premier trimestre 2010 et enfin, selon l'indice provisoire des notaires/Insee publiés ce matin, +1,7% au deuxième trimestre 2010 (+1,7% pour les maisons et +1,6% pour les appartements). Il s'agit, selon l'Insee d'un véritable « retournement de situation ». Une autre manière de parler de sortie de crise. Sur un an, les prix ont nettement augmenté : +6% dont +6,2% pour les appartements et +5,8% pour les maisons.
Ces chiffres confirment les tendances dégagées par certains réseaux d'agences immobilières. Pour le premier semestre 2010, Century 21 annonçait une hausse des prix de 4,89%, le réseau Guy Hoquet, n'était pas loin à 4,25%, alors que la FNAIM, elle, annonçait une baisse des prix, toujours sur ce premier semestre de 0,9%...
La prudence s'impose toujours en la matière. Et si les chiffres vont dans le même sens (sauf pour la FNAIM), ils marquent clairement la tendance, mais ne sont pour autant pas toujours comparables. L'insee rappelle toujours que les chiffres des agents immobiliers ne sont en rien un indicateur avancé de son propre indicateur. Les chiffres annoncés ce matin par les notaires et l'Insee, concernent les actes authentiques de vente signés dans les offices au 2ème trimestre 2010, soit, en fait, les promesses de vente signées trois mois plus tôt (environ 100 jours séparent en moyenne la promesse de l'acte de vente).
Les chiffres des notaires sont donc à rapprocher de ceux publiés par les agents immobiliers pour le 1er trimestre de l'année.
Si les prix remontent encore timidement en France, à Paris en revanche, ils ont selon les notaires, largement rattrapé leur plus haut niveau historique à 6.680 euros le m² au 2ème trimestre, contre 6.630 euros pour le précédent record, au troisième trimestre 2008. En banlieue aussi les prix remontent, mais moins fortement qu'à Paris.
Mireille WEINBERG