A la fois détectives et conseils, les chasseurs d’appartements sont des professionnels de l’immobilier qui se placent exclusivement du côté de l’acheteur, en mettant leur expérience et leur connaissance du marché à son service.
Qui sont-ils ?
Les chasseurs qui limitent strictement leur activité à la recherche de biens immobiliers ne relèvent pas de la loi Hoguet de 1970 sur les agents immobiliers. En revanche, ceux qui se livrent à des opérations d’entremise (négociation, assistance lors de la promesse de vente, etc.) doivent posséder la carte professionnelle d’agent immobilier (Réponse ministérielle Wojciechowski du 12 août 2008).
La frontière entre les deux activités étant particulièrement floue, il est conseillé de privilégier les « chasseurs à carte » et ceux appartenant à la Fédération française des chasseurs immobiliers (FFCI) ou à la Fédération nationale des chasseurs immobiliers (FNCI). Cette appartenance constitue un critère de compétence supplémentaire.
Que font-ils ?
Le futur acquéreur signe avec le chasseur un mandat exclusif de recherche de trois mois, renouvelable une fois par tacite reconduction. Sur ce mandat figurent les souhaits du client, son budget maximal et les obligations des deux parties, notamment l’engagement du particulier de ne pas acheter par lui-même (et pendant un an) un des logements présentés par le chasseur.
Après quoi, celui-ci se tiendra à la disposition du futur acheteur et à son écoute. Un bon point pour lui s’il se rend chez son client pour se faire une idée de son cadre de vie et déterminer ainsi avec précision le style de logement recherché…
En pratique, le chasseur d’appartements sélectionnera les annonces, visitera les appartements correspondant le plus au type souhaité, éliminera les fausses pistes, listera et prendra des photos des logements retenus. Cette liste et ces photos ainsi qu’un compte rendu détaillé seront ensuite mis à la disposition du particulier qui pourra alors visiter.
Le chasseur immobilier pourra même aller jusqu’à contrôler le montage de la promesse de vente et accompagner l’acheteur chez le notaire au moment de la conclusion de la vente.
A qui s’adressent-ils ?
Contrairement aux idées reçues, les chasseurs d’appartements ne se bornent pas à travailler pour les gros budgets et à chercher des habitations exceptionnelles. Ils sont principalement sollicités par des citadins pressés, par des personnes ne vivant pas sur place ou par des jeunes désireux d’acheter une petite maison, le type de logement le plus demandé et donc le plus difficile à trouver.
Combien coûtent-ils ?
Les chasseurs d’appartements se rétribuent au moment de la vente, en prenant une commission allant de 2 à 6% du montant total de la transaction.
Bien que la loi Hoguet l’interdise, certaines sociétés facturent des frais de mission ou de dossiers mensuels pouvant aller jusqu’à 300 euros. Les sommes versées sont ensuite déduites de la commission si l’affaire est conclue. Cette pratique semble assez répandue. La plus ancienne des fédérations, la FFCI, demande instamment à ses adhérents de respecter l’interdiction de prélever ce type de frais annexes.