Après avoir clôture hier au-dessus des 4.000 points, la Bourse de Paris devrait poursuivre son rebond dans le sillage des marchés américains et de Tokyo. Axa, Schneider et Arkema seront à surveiller particulièrement. Vers 8h30, le contrat future juin sur indice Cac 40 grappille 17 points.
La Bourse de Paris devrait ouvrir en légère hausse aujourd’hui, portée par la nette progression de Wall Street hier en clôture et la bonne orientation de la Bourse de Tokyo (+0,27%).
Les investisseurs ne semblent faire que peu de cas de la forte contraction du PIB australien au premier trimestre. Celui-ci a reculé de 1,2% sur les trois premiers mois de l’année, plombé par les inondations et les cyclones, soit le plus fort repli depuis vingt ans.
Vers 8h30, le contrat future juin sur indice Cac 40 grappille 17points. Du côté des matières premières, le baril de brut de qualité WTI s’octroie encore 20 cents à 102,90 dollars.. Sur le marché des changes, l’euro se stabilise au-dessus de 1,44 dollar, à 1,4409.
Sur le plan des statistiques, le taux de chômage a reculé de 0,1 point en France à 9,2% au premier trimestre. Le marché attend vers 10h00 les indices PMI Markit d’activité manufacturière des différents pays de la zone euro en mai. Trois statistiques américaines figurent au programme de l’après-midi : l’emploi de mai dans le secteur privé tel que calculé par ADP Employer Services à 14h15, qui sera suivi à 16h00 par les dépenses de construction d’avril et l’indice ISM manufacturier de mai.
Du côté des valeurs Axa, Schneider Electric, Arkema...
Axa, qui tient aujourd’hui sa journée investisseurs à Paris, a détaillé son plan stratégique 2015. L’assureur vise une croissance de son résultat opérationnel par action de 10% par ici et souhaite dégager 24 milliards d’euros cumulés de cash-flows opérationnels disponibles. Le groupe s’est donné aussi pour objectif de réaliser 15% de ratio de retour sur fonds propres et a réaffirmé sa volonté d’allouer ses ressources en capital sur les marchés les plus rentables. Par ailleurs, Axa annonce avoir cédé sa filiale canadienne à Intact Financial pour 1,9 milliard d’euros.
Schneider Electric. Le groupe annonce une offre d’achat sur Telvent Git, spécialiste des systèmes de gestion des infrastructures énergétiques, de l'eau et des transports, pour 1,4 milliard d’euros. L'espagnol Abengoa s'est engagé à apporter sa participation de 40% dans Telvent à l'offre.
Lagardère. Le groupe a bouclé l'essentiel de la cession de ses magazines internationaux à l'américain Hearst, ce qui devrait avoir un impact négatif de 35 millions d'euros sur le résultat opérationnel de sa branche média pour l'année 2011. Ces opérations affecteront donc l'objectif annoncé en mars d'une croissance de l'ordre de 10% de son résultat opérationnel média à changes constants.
Le secteur de la chimie. L’allemand Lanxess est en discussion pour acheter le belge Taminco au fonds de capital-investissement CVC pour 1 milliard d’euros, rapporte le Financial Times Deutschland. A noter par ailleurs qu’Arkema fera son entrée dans l’indice Cac 40 Next 20 à compter du 20 juin à la place de CNP Assurances.
Neopost. A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires du premier trimestre 2011-2011 (+3,2% en données publiées et +3,8% hors effet de change), le spécialiste du traitement du courrier a confirmé ses objectifs annuels, à savoir une hausse de ses facturations comprise entre 2% et 4% à taux de change constants, avec une marge opérationnelle courante comprise entre 25,5% et 26% du chiffre d'affaires.
Bélvédère. Jacques Rouvroy, PDG du groupe, a pris acte des réquisitions faites par le représentant du collège de l`AMF. Il a toutefois tenu à préciser à la commission des sanctions que les opérations d`achat de titres opérées en 2008 et 2009 avaient uniquement un caractère défensif visant à protéger le groupe face à une agression caractérisée, orchestrée par des fonds vautours basés dans des paradis fiscaux (Caïmans, Chypre) dont la motivation essentielle était la prise de contrôle de l`entreprise en instrumentalisant une baisse irraisonnée du cours de bourse après avoir acquis la dette à un tiers du nominal environ. Il s’est par ailleurs élevé contre le montant des amendes requises à son encontre (1,1 million d’euros, dont un million pour manipulation de cours et 100.000 pour non déclaration de transactions).
Marjorie Encelot