Allianz Global Investors table sur 315 milliards d’euros de dividendes en Europe

Allianz Global Investors s’attend à une progression de 4,3 % des dividendes versés aux actionnaires du CAC 40

Allianz GI table sur 315 milliards d’euros de dividendes en Europe

Au-delà des événements électoraux, en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, l’exercice 2017 pourrait faire émerger des opportunités d’investissement du côté des valeurs de rendement européennes. En réaction aux incertitudes politiques, il faut sans doute anticiper une hausse de la volatilité des cours des actions. Cependant, Jörg de Vries-Hippen, responsable des investissements en actions européennes chez AllianzGI, est convaincu que l’Europe est « trop importante » pour que la montée des extrêmes vienne fondamentalement remettre en cause son existence ou provoquer de « graves secousses » sur les marchés.

Un amortisseur de chocs

Malgré tout, la vigilance est de rigueur en ce qui concerne la sélection de titres. Selon le professionnel, il convient de prendre du recul et d’observer quelles sont les tendances qui s’affirmeront, notamment dans un pays tel que l’Italie. Pour l’heure, les analystes d’AllianzGI anticipent une hausse des bénéfices des entreprises européennes et une amélioration de leurs marges. Par exemple, il est possible de tirer parti de la vigueur économique de certains pays, comme l’Allemagne, où des cash-flows stables et réguliers peuvent être reversés au travers de la distribution de dividendes supérieurs à la moyenne.

Les entreprises helvétiques ont également une réputation de fiabilité, mais la vigueur du franc suisse pourrait peser sur les entreprises traditionnelles locales. En France, toute instabilité pourrait à la fois perturber le moteur politique de l’Union européenne et pénaliser les entreprises tricolores. Certaines entreprises devraient néanmoins parvenir à s’affranchir de cet environnement politique grâce à leur exposition internationale.

Si les entreprises britanniques ne pourront pas éviter de ressentir les conséquences du Brexit, l’expert d’AllianzGI estime que la pérennité des dividendes en Grande-Bretagne ne doit pas être remise en question, car les entreprises de qualité sont très diversifiées à l’international, avec une activité qui, donc, n’est que faiblement corrélée à l’environnement politique britannique.

Selon Hans-Jörg Naumer, responsable de l’équipe Capital Market Analysis chez AllianzGI, les dividendes ont contribué pour 38 % à la performance de l’indice MSCI Europe sur trente-cinq ans. Il faut aussi souligner que, même si les taux d’intérêt continuent à se tendre cette année, il est peu probable qu’ils rattrapent rapidement le niveau de rendement des dividendes. Par exemple, en France, l’emprunt d’Etat de référence procure une rémunération proche de 1 %, quand les sociétés du Cac 40 offre en moyenne un revenu de l’ordre de 3,5 %.