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Bourse : selon Candriam, l’innovation est le moteur de la performance

L’innovation constitue un élément prépondérant, que ce soit pour le développement des sociétés, la satisfaction des consommateurs et le ...

Bourse

Chez Candriam, Geoffroy Goenen, responsable de la gestion fondamentale en actions européennes, et Antoine Hamoir, gérant et analyste, expliquent pourquoi.

Une approche de conviction

Dans des marchés financiers dépourvus de tendance, les caractéristiques fondamentales des entreprises prennent le dessus. Les mieux loties feront mieux que les prévisions du consensus et verront monter les cours de leurs actions. Celles qui décevront par rapport aux anticipations perdront du terrain.

« En d’autres termes, précise Geoffroy Goenen, il y aura moins de corrélation entre les actions d’entreprises du même secteur. Les gagnants et les perdants seront plus évidents. Si la direction de l’environnement macro-économique n’est pas toujours claire, les deux dernières années ont été à cet égard une exception. Le ralentissement de la croissance mondiale, les surcapacités chinoises et la politique d’assouplissement des banques centrales ont eu pour résultat des tendances de marché claires, que de nombreux gérants de fonds actifs ont pu exploiter. »

La tendance la plus marquée a été la baisse spectaculaire des prix des matières premières, ce qui a entraîné une chute des valeurs minières et pétrolières. Les investisseurs ont suivi la tendance en vendant les minières, les titres « émergents » et les valeurs cycliques. En parallèle, les positions acheteuses ont été largement influencées par la réaction des banques centrales à une croissance économique inférieure à la tendance. Pour stimuler la demande, les taux d’intérêt ont diminué sur l’ensemble des marchés développés, ce qui a conduit les investisseurs, afin de gonfler les revenus, à se porter vers des titres offrant des rendements quasi obligataires, comme ceux de sociétés de télécommunications et autres actions versant des dividendes supérieurs à la moyenne…

« Aujourd’hui, continue le professionnel, l’absence de positionnement extrême constitue une situation plus normale pour les marchés. Cet environnement exige toutefois une approche de conviction lors de la sélection de titres. Les stratégies de conviction ont la capacité de dénicher de véritables générateurs de valeur au lieu d’allouer simplement des capitaux aux secteurs à la mode, en espérant qu’ils le restent. Nous souhaitons donc trouver des entreprises capables de générer de la valeur à long terme quel que soit le cycle économique. En termes historiques, les actions européennes sont bon marché par rapport aux obligations, mais toutes les entreprises ne sont pas capables de surperformer dans un marché sans tendance. »

 

Une meilleure résistance

« L’innovation représente à nos yeux la meilleure des stratégies d’entreprise pour créer un avantage concurrentiel durable qui alimente la croissance et la rentabilité futures. Les sociétés innovantes afficheront de meilleures performances que celles qui s’appuient uniquement sur la qualité et le service. Bien qu’ils restent des atouts incontournables pour les entreprises, ces deux aspects ne sont plus un facteur de différenciation dans un marché mondial extrêmement concurrentiel. »

Les sociétés qui présentent de fortes caractéristiques d’innovation se retrouvent dans la plupart des secteurs, bien qu’elles exercent le plus souvent leurs activités dans ceux de la consommation, de l’industrie, des technologies de l’information, de la santé ou de la chimie de spécialité.

Il n’est pas nécessaire d’investir dans les secteurs les plus à la mode pour être exposé à des sociétés innovantes. Par le passé, les investisseurs ont surpondéré les entreprises technologiques, à la fin des années 90, ainsi que les sociétés du secteur de l’énergie, dans les années 2000. Ils ont vu les cours des actions concernées monter en flèche et, ensuite, s’effondrer.

Par ailleurs, il ne serait pas non plus nécessaire de surpondérer les marchés émergents pour favoriser l’appréciation d’un portefeuille. De nombreuses sociétés cotées d’un solide profil d’innovation et de croissance opèrent sur les marchés des économies développées, créant de nouveaux besoins et répondant à ceux qui montent en régime.

« Les boissons et les produits alimentaires plus sains, fait observer Geoffroy Goenen, constituent un exemple de tendance en plein développement nourrie par l’innovation. D’autres marchés de niche sont également en train de s’ouvrir, avec la prolifération des innovations numériques et le transfert d’une partie de l’activité de segments de marché établis de longue date, comme celui des produits de luxe, vers des plateformes en ligne. Si le luxe croît de 3 % par an, la progression est en ce domaine de 20 % par Internet. »

Echaudés par la débâcle de la technologie en 2000 et par la crise financière de 2008, les investisseurs sont demandeurs de portefeuilles « pérennes ». Avec les inquiétudes qui entourent le taux de croissance de la Chine et l’atonie persistante de la croissance en Europe, certains craignent un nouveau krach boursier. Or, les fonds à gestion active qui suivent les titres les plus recherchés ont tendance à enregistrer de mauvais résultats en cas de crise sévère. En revanche, les portefeuilles composés de valeurs de sociétés innovantes résistent mieux. Entre 2007 et 2009, les marchés boursiers ont perdu 65 %, alors que Reckitt Benckiser, par exemple, n’a cédé que 10 %. À l’été 2009, le cours de l’action de ce groupe innovant du secteur des biens de consommation était revenu à son niveau d’avant-crise et, depuis, il a gagné 150 % !

Un pouvoir de fixation des prix

Dans un environnement concurrentiel qui se caractérise non seulement par une croissance économique plus faible, mais aussi par une réduction du cycle de vie des produits, par la mondialisation, par la recherche de la personnalisation et par la numérisation, l’innovation, en termes de processus, de produit et de marketing, est facteur de croissance, de productivité, de rentabilité, et source de valeur ajoutée. Elle doit également avoir un intérêt commercial. Elle donne le pouvoir de fixer les prix, en répondant à l’évolution des besoins des clients. C’est le constat d’ensemble que dresse Antoine Hamoir.

« Les innovateurs qui réussissent, souligne-t-il, deviennent leaders de leur industrie, surpassent la concurrence et dépassent les attentes financières. Un portefeuille diversifié d’entreprises surperformera donc son indice sur un cycle économique. »

Les critères financiers ne sont pas oubliés. Ainsi, avant d’investir, Geoffroy Goenen et son équipe en examinent cinq : qualité du management et gouvernance d’entreprise, avantage compétitif clair et durable, marché sous-jacent en expansion, profitabilité supérieure au coût du capital, adéquation du levier financier. Cela aboutira à déterminer des modèles de valorisation et à relativiser l’apparente cherté de la plupart des sociétés innovantes, qui bénéficient d’un effet de rareté.

L’univers d’investissement européen étudié comprend huit cents entreprises, mais il n’en reste plus que soixante-dix après application du filtre « innovation ». Au final, une cinquantaine d’actions sont retenues pour Candriam Equities L Europe Innovation. Avec une performance annualisée de + 13,5 % depuis sa création fin 2012 et 5 étoiles Morningstar, ce fonds, dont l’encours atteint désormais 400 millions d’euros, figure parmi les bons fonds de la gamme de Candriam.

Quelques exemples de titres « innovants », en plus du Britannique Reckitt Benkiser (Harpic, Air Wick, Cillit Bang, Nurofen, Scholl, Vanish, Woolite, Durex, Calgon, etc.), déjà cité : l’irlandais Kerry Group (aromatisation, réduction de la teneur en sucre, graisse, sel, gluten ou lactose), le suisse Roche Holding (produits pharmaceutiques, équipements de diagnostic), le danois CHR Hansen (ingrédients biotechnologiques destinés à l’agroalimentaire, à l’alimentation alimentaire et à la santé), le suédois Assa Abloy (serrures et solutions de sécurité « intelligentes »), l’espagnol Inditex (Zara, Massimo Dutti, etc.), réputé pour l’organisation de sa chaîne logistique et le renouvellement rapide de l’offre en boutiques, le Britannique Croda (produits de soin de grande consommation, produits de spécialités industrielles), ainsi que les Français Essilor International (verres correcteurs progressifs, anti-reflets, anti-rayures, anti-buée, antistatiques, etc.), BioMérieux (tests à forte valeur médicale pour la prise de décisions cliniques) et Plastic Omnium (équipementier automobile, conteneurisation et environnement).

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Candriam Investors Group est un gestionnaire multi-spécialiste européen : obligations, actions, produits alternatifs, investissements durables, allocation d’actifs. Depuis 2014, il fait partie du groupe New York Life Investments. Il est présent sur le marché depuis vingt ans et emploie cinq cents professionnels. Il gère près de 95 milliards d’euros dans quatre centres : Luxembourg, Bruxelles, Paris et Londres. Ses responsables de clientèle couvrent l’Europe continentale, le Royaume-Uni, le Moyen-Orient et l’Australie.

Michel Lemosof (ancien rédacteur en chef adjoint pour Investir)

Attention ! Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Avant d’investir, consultez le Mémento de l’investisseur en Bourse.