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Gestion collective : à chacun son style (Partie 1)

Petit tour d’horizon des différents styles de gestion collective : growth, value, bottom-up, blend (partie 1).

Différents types de gestion

Au cours des dernières années,  la gestion collective n’a cessé de se développer - un processus qui est d’ailleurs toujours en cours, avec un remodelage permanent des équipes et des expertises, attisé par la concurrence et les exigences des clients - plusieurs styles se sont mis en évidence, à commencer par la croissance (growth) et la décote (value).

En toute logique, les professionnels de la gestion cherchent dans l’univers qui est le leur les titres capables de correspondre au mieux aux objectifs de gestion visés. Mais, dans certaines configurations de marché, certains titres sont plus performants que d’autres. De plus, certains gérants sont plus à l’aise avec certaines catégories de titres. C’est pourquoi, les souscripteurs ont à leur disposition des fonds d’investissement ciblés. A eux, en quelque sorte, de faire le bon choix !

Le style growth

M. de La Palice n’eût pas dit mieux : les fonds croissance (ou growth) se composent de valeurs de croissance ! Le but est d’investir dans des entreprises qui paraissent recéler un important potentiel de développement futur. Majoritairement, ces valeurs se recrutent dans les secteurs de la technologie, de la santé, de l’industrie ou de la consommation. Quoique plus chères que les autres et assorties de rendements inférieurs à la moyenne, le jeu en vaut généralement la chandelle, dans la mesure où les plus-values sont au rendez-vous. On peut citer Essilor International, Safran, Valeo ou Eurofins Scientific, par exemple.

Le gérant « growth » s’intéresse davantage à la progression des chiffres d’affaires et des résultats des entreprises qu’à l’actuelle valeur intrinsèque d’un titre. Il ne faut pas oublier qu’un cours de Bourse a tendance à suivre la courbe de l’augmentation des bénéfices et que les valeurs de croissance sont en moyenne plus performantes que les autres, fût-ce au prix du risque d’une déception sur les résultats attendus.

« Deux arguments sont clés pour s’intéresser aux valeurs de croissance, fait observer Eric Mijot, expert au département stratégie et recherche économique d’Amundi AM : la faiblesse de l’inflation maintient les taux bas, ce qui soutient la valorisation des actifs à duration longue ; l’effet rareté de la croissance fait que cette dernière est recherchée. » Une enseigne telle que Comgest cultive depuis sa création le style croissance. Ce qui, dans l’ensemble, lui réussit plutôt bien. De leur côté, beaucoup de gérants ont fait leur le style GARP (growth at a reasonable price, ou la croissance à un prix raisonnable). Les réactions baissières injustifiées n’étant pas légion dans le compartiment des affaires de standing, cela leur évite de surpayer les titres. Ainsi que l’a déclaré le célèbre investisseur américain Warren Buffet, « il est beaucoup mieux d’acheter une superbe entreprise à un prix correct que d’acheter une entreprise correcte à un superbe prix »…

Le style growth est à privilégier d’une manière générale avec un horizon de placement de moyen-long terme (trois ans et plus), sauf quand les marchés sont dans une bulle avec des exagérations de valorisation manifestes. Par exemple, si la moyenne historique du rapport cours/bénéfice estimé est de 14 fois et qu’un marché se paie près de 25 fois, mieux vaut ne pas hésiter à concrétiser partiellement ses bénéfices. Les profits s’encaissent lentement, les pertes se soldent sèchement…

Le style value

Le style « valeur » ou décote boursière est depuis longtemps devenu un style à part entière. Il peut être plébiscité lorsque cela fait partie de l’ADN d’une gestion. C’était le cas de Templeton. Sa fusion avec Franklin, axé sur la croissance, lui a toutefois permis de fonder Franklin Templeton Investments dans les années 90 et, finalement, de « marcher sur deux jambes ». La gestion value a souvent été mise à l’honneur par des hommes, comme Marc Tournier (aujourd’hui chez Haas Gestion) ou Marc Renaud (fondateur de Mandarine Gestion).

Le style value consiste à investir dans des sociétés boursièrement décotées : pour lesquelles le prix de l’action est nettement plus bas que la valeur intrinsèque. Une capitalisation boursière inférieure aux fonds propres, à la valeur comptable ou à l’actif net, peut ainsi motiver un achat, de même qu’un multiple de cash flow très en deçà de la moyenne du secteur duquel relève l’action considérée. Il faut toutefois se rendre à l’évidence : si une valeur n’est pas chère, c’est qu’il y a une raison ! Cela peut aussi être dû à un marché du titre insuffisamment étoffé, car les gérants ne peuvent guère s’aventurer dans des marchés trop peu liquides. Quoi qu’il en soit, le segment value rassemble des titres qui offrent habituellement de beaux rendements, dans les secteurs de la finance, de l’énergie, des services publics ou encore des télécommunications.

Le style bottom-up

Le style bottom-up, qui correspond à la construction de portefeuille à partir des valeurs choisies, s’oppose au style top-down qui, lui, part d’un examen des conditions macroéconomiques. Le style bottom-up s’appuie sur l’analyse fondamentale de divers éléments microéconomiques : évolution du chiffre d’affaires et des marges, endettement, trésorerie, etc., jusqu’à et y compris l’appréciation de la qualité du management. Il est l’apanage des « stock pickers », ces professionnels qui regardent essentiellement les caractéristiques propres de chaque société cotée, indépendamment de son éventuelle appartenance à un indice, et leurs potentialités boursières. Ils partent du constat que, même quand la conjoncture est maussade, les sociétés solides (celles, qui, notamment, ont la capacité de préserver leurs marges et de fixer leurs prix) peuvent s’en sortir.

L’approche top-down part des données économiques (croissance du PIB, taux d’intérêt, masse monétaire, inflation, parités de change…). Elle permet d’identifier les pays ou les secteurs d’activité les plus dynamiques. Comme il serait hasardeux de faire fi de la conjoncture, dans la pratique, la plupart des gérants marient les approches top-down et bottom-up, ce qui leur permet de réduire l’impact de la volatilité des cycles.

Le style blend

Ce style est très répandu. C’est normal ! Il mélange (d’où le mot blend) les styles et combine plusieurs approches. Au demeurant, le souscripteur ne sait pas nécessairement ce qu’il achète. Il doit faire confiance aux gérants. A charge pour ceux-ci, notamment, de faire des rotations sectorielles à bon escient. Cela dit, en contrepartie, ce sont des professionnels qui décident des stratégies opportunes à suivre. Les fonds blend ne peuvent pratiquement jamais être en tête dans un classement annuel, parce qu’ils sont systématiquement dépassés par des fonds qui ont pleinement joué la carte de ce qui a fonctionné. Ce n’est que dans la durée que les fonds généralistes finissent par rattraper les fonds stylés spécialisés, car ces derniers descendent dans les palmarès lorsqu’ils passent de mode.

Qui n’a pas d’avis tranché sur un style particulier a naturellement intérêt à sélectionner un fonds tout-terrain.