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Médias : le temps des interrogations

Analyse des évolutions du secteur de la production de séries TV.

La TV se regarde sur tous les supports

 « Game of Thrones » est l’une des séries TV les plus populaires au monde, mais c’est sans doute aussi l’une des plus piratées. Il en va de même pour l’ensemble des « blockbusters » de la télévision américaine tels que « The Walking Dead », « The Big Bang Theory » ou « Arrow ».

Ce « mal nécessaire » est le reflet de mutations profondes dans l’industrie des médias. En effet, l’évolution très rapide du très haut débit a permis l’émergence d’une diversification des canaux de distribution des contenus médias sur une multitude de plates-formes (télévision, mobile, tablettes, PC, consoles de jeux) en relation avec l’émergence de nouveaux modes de consommation.

Une multiplication des médias

Plus de bande passante sur son poste fixe ou son smartphone entraîne une consommation de médias en ligne à la maison mais aussi pendant les déplacements. L’émergence, depuis quelques années, de nouveaux appareils ayant une plus grande capacité de traitement de l’information et des écrans à plus forte résolution a également aidé au développement de ce mode de consommation – la pénétration des smartphones et tablettes dépasse largement les 80% et 40% respectivement, aux Etats-Unis comme en Europe.

Du côté de l’offre, on a également assisté à une profusion des distributeurs de contenus médias dans les pays développés – depuis les opérateurs de télécommunications, jusqu’à l’émergence d’opérateurs alternatifs et la distribution de contenu « over the top » (directement via Internet), en passant par les services en ligne offerts par les fabricants de consoles de jeux qui permettent au consommateur d’accéder directement à des contenus en ligne.

Produire des contenus et en maîtriser la distribution

Cette situation profite largement aux producteurs de contenus, mais également aux acteurs les plus intégrés (cas de la plupart des groupes médias américains). Aux Etats-Unis, les opérateurs locaux (CBS, Time Warner, Fox…) estiment qu’il est important non seulement de produire des contenus à forte valeur ajoutée (dont les séries TV sont devenus le vecteur le plus connu et potentiellement très rentable) mais également d’en maîtriser la distribution.

En parallèle de cette évolution, certains producteurs de contenus ou distributeurs reconnaissent l’importance de maîtriser une forme de distrubution en direct (HBO Go) ou de disposer de contenus différenciants (Amazon, Netflix).

Ce nouvel écosystème coexiste d’ailleurs avec « l’ancien », c’est-à-dire les chaînes de télévision traditionnelles qui se rémunèrent principalement grâce à la publicité. Mais même ces acteurs ont compris la nécessité de proposer des contenus différentiants (par acquisition ou en investissant) pour préserver leur parts d’audience.

Les acteurs de la télévision payante (« Pay TV ») sont également menacés par le nouvel écosystème. Pour l’heure, le marché semble peu évoluer en Europe. Aux Etats-Unis, certains producteurs de contenus cherchent à acquérir des abonnés directement, et investissent de manière significative dans des contenus de qualité dans l’objectif de disposer d’armes face à des distributeurs qui cherchent à se concentrer.

Les compagnies qui détiennent des catalogues de contenus médias sont sans doute les mieux à même de s’adapter à un environnement changeant. Parmi les forces les plus marquantes du changement, il y a l’émergence des services de vidéo à la demande par abonnement (« SVOD »), en croissance très rapide aux Etats-Unis, avec des acteurs comme Hulu ou Netflix, qui nourrit de grandes ambitions à l’international.

Au final, disposer d’une présence en ligne forte avec des contenus exclusifs de qualité sont des facteurs clefs de succès qui inciteront certains opérateurs à investir massivement tant pour enrichir leur catalogue que pour s’assurer une multitude de canaux de distribution.

Un secteur malmené en Bourse

Depuis le début de l’année, rien ne va plus pour les grands groupes de medias américains. L’indice S&P 500 Media perd 6,2% sur la période, contre un repli de 4,8% pour l’indice S&P 500 élargi. Il se traite avec une très légère décote par rapport à l’indice élargi, avec un P/E 2016 de 15x contre 15,1x, alors que la croissance des résultats attendus l’an prochain devrait atteindre 16% contre 10% pour l’indice.

Autant dire qu’après avoir porté la valorisation de nombreux titres du secteur à des niveaux confortables, les investisseurs se montrent plus sceptiques quant à l’avenir des grands réseaux câblés américains, sur fond d’une vague de consolidation, avec des tentatives de rapprochement entre ou avec les opérateurs de télécommunications – projet de fusion Time Warner – Charter Communications, après l’abandon du projet de rachat par Comcast, rumeurs de regroupement entre CBS et Viacom.