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PDG du cac 40 : des salaires en hausse en 2014

Après deux années de baisse, les salaires des dirigeants des grands groupes du CAC 40 sont repartis à la hausse en 2014.

salaires des patrons du CAC40

Chaque année depuis 17 ans, la société de conseil aux investisseurs   publie un rapport sur la rémunération des dirigeants de sociétés cotées. La publication du rapport de Proxinvest intervient alors que l’année 2015 reste marquée par plusieurs polémiques liées aux conditions de départ de certains grands dirigeants. Les départs récents de Michel Combes chez Alcatel-Lucent, qui a suivi ceux de Christopher Viehbacher chez Sanofi et de Patrick Kron chez Alstom ont en effet été très médiatisés.

Selon le rapport, la rémunération totale moyenne d'un dirigeant du CAC 40 est repassée pour la première fois depuis 2012, au-dessus de 4 millions d'euros,  à 4,21 millions d'euros. Décryptage.

Une progression de 6% … à relativiser

Les dirigeants du CAC 40 ont gagné 4,21 millions d'euros en moyenne l'an dernier, un montant qui ressort en hausse de 6% par rapport à 2013.  Le rapport précise que cette rémunération regroupe le salaire fixe, les bonus, les actions gratuites, les options et les indemnités de départ éventuellement versées au dirigeant.

Le rapport relativise la hausse, constatant qu’elle s’explique principalement d’un côté par certaines rémunérations exceptionnelles de départ  et d’un autre côté  par le boom des actions gratuites de performance qui « gonflent » le montant global.

Ces actions de performances, favorisées par la Loi Macron pèsent désormais 29,1% de la rémunération d’un Président exécutif du CAC 40 alors que les stock-options ne pèsent plus que 4,1% de leur rémunération.

Proxinvest qualifie toutefois la structure de rémunération des dirigeants de « court-termiste »  puisque  40% des Présidents exécutifs n’ont pas de rémunération à long-terme et qu’ils  bénéficient  de rémunérations peu risquées.

Avec d’un côté des rémunérations fixes dont la moyenne ressort à 1 042 000€ et de l’autre des rémunérations variables annuelles (1 308 000€), ces montants « restent à des niveaux élevés mais stables » note le rapport.

Carlos Ghosn en tête du classement

Avec 15,2 millions d'euros, c’est Carlos Ghosn, le patron de Renault et de Nissan qui a touché la plus forte rémunération du CAC 40 en 2014. Sa rémunération a connu un bond de 56% par rapport à 2014 !

Le Parisien rappelle le statut particulier de Carlos Ghosn qui cumule les postes  de patron chez Renault et chez Nissan. Pour Nissan il a touché l’équivalent 8 millions d'euros et chez Renault le package du dirigeant a été valorisé 7,2 millions d'euros, contre 2,37 millions d'euros en 2013.

En détails chez Renault, le patron bénéficie d’une rémunération fixe de 1,23 million d’euros -légèrement supérieure à la moyenne du CAC 40 – ainsi que d'une part variable annuelle d’1,8 million d'euros et d’une attribution massive d’actions gratuites de performance valorisées 4,1 millions d'euros.

Proxinvest  rappelle que sa rémunération n’a été « approuvée qu’à 58% des voix de l’assemblée générale et aurait probablement dû être rejetée si l’immense majorité des grands investisseurs étrangers n’avait pas voté favorablement cette résolution »

Les patrons de Sanofi et Dassault Systèmes bien placés

Christopher Viehbacher, l’ancien Directeur Général de Sanofi occupe en 2014 la 2ème place du podium avec 12,5 millions d'euros, ce montant comprenant  4 266 390 € d’indemnisation de départ.

La 3ème place est occupée par Bernard Charlès. Le patron de Dassault Systèmes se voit attribuer régulièrement des actions gratuites. En 2013 c’est lui qui occupait la tête du classement devant Carlos Ghosn et Bernard Arnault.

En 2014 vient  ensuite le patron l'Oréal, Jean-Paul Agon (8,1 millions d'euros).

Enfin en bas du classement on retrouve les « habitués » des rémunérations plafonnées des entreprises publiques. Henri Proglio, ex-PDG d’EDF, était en 2014 le patron le moins payé du CAC 40.

La seconde saison de « Say On Pay »

Un bref rappel : en 2015 c’est la deuxième saison d’application dans les assemblées générales (AG) du « say on pay » introduit récemment dans le code de régulation Afep-Medef. Venu des pays anglo-saxons, il conduit les AG à se prononcer sur la rémunération des dirigeants d’entreprise, permettant un contrôle plus fort des PDG par leurs actionnaires et vers plus de transparence.

Proxinvest constate que si aucune rémunération n’a été rejetée par les assemblées générales, le taux d’approbation a baissé de 2014 à 2015 , avec un taux de 87,87% en 2015 contre 91,69%  l’année précédente. Ces statistiques sont celles du SBF 120.

Le cabinet de conseil Towers Watson faisait récemment le même constat sur le taux d’approbation du say on pay   en « forte baisse en comparaison des autres pays ». Le cabinet constate que  cette  baisse est intervenue pourtant dans un contexte de «  hausse des profits des grandes entreprises françaises en 2014 «  et de « performance boursière avec un CAC 40 remonté à 5000 points lors des Assemblées Générales ».

Une explication de ce recul pour Towers Watson : « une sensibilité par rapport aux niveaux et aux variations de la rémunération des dirigeants lorsqu’elles manquent d’explication, et ce, quel que soit la performance de l’entreprise dirigée ».