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Comment les couples européens gèrent-ils leurs finances ?

Comment s’opèrent le partage des revenus et le pouvoir de décisions dans les couples en Europe ? Une récente étude de l’Insee dresse un panorama.

compte-joint

L’Insee a publié mercredi 4 novembre 2015, une étude sur le partage des revenus dans les couples en Europe.

Les couples mettent-ils tous leurs revenus en commun ou s’organisent-ils de façon plus indépendante ? Les décisions sont-elles prises plutôt en commun ou chaque conjoint a-t-il des domaines dans lesquels il agit seul ?

La mise en commun des revenus est majoritaire dans tous les pays étudiés mais à des niveaux très différents selon les pays. Décryptage.

La mise en commun des ressources domine

L’enquête permet de distinguer trois grands systèmes d’organisation des revenus des couples.

- la mise en commun totale où tous les revenus sont considérés comme des ressources communes du couple, aussi bien pour les dépenses communes que pour les dépenses personnelles du conjoint.

- la mise en commun partielle où chaque conjoint conserve une partie de ses revenus pour en disposer comme il le souhaite.  

- un maintien des revenus totalement séparés sans aucune notion d’argent commun.

Dans les 15 pays de l’Union européenne étudiés, la majorité des couples déclarent que leurs revenus sont totalement mis en commun.

Mais si l’on examine en détail la situation pays par pays, les différences sont importantes entre la Finlande, où la mise en commun totale concerne seulement 53 % des couples, contre environ 90 % à l’autre extrême, en Espagne, au Portugal ou encore en Pologne.

En France le taux plafonne à 63%, le 3ème taux le plus bas après la Finlande et l’Autriche.

Peu de couples adoptent la séparation totale des revenus

Lorsque les couples ne mettent pas tous les revenus en commun, l’organisation la plus fréquente est la mise en commun partielle. Elle est adoptée par un tiers des couples en Finlande et environ 30 % en Suède ou au Royaume-Uni, autour de seulement 10 % dans les pays du Sud et en Pologne, un peu plus en Belgique, et de 17 % à 23 % dans les autres pays.

La part des couples qui déclarent garder leurs revenus totalement séparés est partout faible, sauf en Autriche (19 %) ou en France (16,5 %). Elle atteint en effet entre 5 % et 10 % dans la plupart des pays, et est presque négligeable en Pologne et dans les pays du Sud, Espagne, Portugal ou Italie.

Mise en commun plus courante chez les couples mariés

Mais qu’est ce qui est à la base du choix de l'organisation financière ?  Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, à différents niveaux, pour favoriser la mise en commun.

Quel que soit le pays, c’est en premier lieu le mariage et dans une moindre mesure, le fait d’avoir un enfant résidant avec soi, qui entrent en jeu. Enfin, lorsque seul un des conjoints occupe un emploi cela devient bien évidemment plus nécessaire, de même que lorsque les revenus du ménage sont très faibles.

A l’opposé la mise en commun est moins fréquente chez les couples dont les conjoints ont un niveau d’éducation élevé ou ceux dont le niveau de vie est élevé.

L’expérience d’une précédente union chez au moins l’un des conjoints conduit également ces couples  « à mettre moins souvent leurs revenus totalement en commun », et à conserver au moins en partie, leurs revenus séparés.

En France 2/3 des couples mettent leur argent en commun

Dans tous les pays européens une majorité de couples font bourse commune, et en France le taux est assez bas puisqu’environ 2/3 des couples procèdent ainsi contre 9 sur 10 en Espagne, au Portugal ou en Pologne.

Quelques précisions sur les organisations des couples français sont données, plus précisément en cas de précédente union. La proportion de mise en commun des revenus est moindre :

- en présence de pensions alimentaires versées ou reçues par l’un des conjoints

- en cas de famille recomposée, dans les cas où les enfants sont ceux d’un seul des conjoints

- chez les couples dont un des conjoints a une expérience antérieure de vie de couple.

Une étude de 2012 de l’INSEE évoquait la forte progression en France de la séparation partielle « basée sur une coordination financière pour les dépenses communes et le maintien d'une certaine indépendance des deux conjoints ». Cette évolution serait liée à l’augmentation de la part des couples dans lesquels les deux conjoints sont actifs, les nouvelles formes d'union (comme le Pacs) et la « moindre stabilité des familles ».

Concrètement, les ménages concernés ont généralement trois comptes : un compte-joint, et deux comptes propres. Chacun des époux dépose sur le compte-joint une somme pour les dépenses courantes, éventuellement le remboursement d’un emprunt. Et pour le reste, chaque conjoint garde son autonomie pour ses dépenses personnelles.

Une organisation liée au niveau de revenus et d’éducation

Si les deux conjoints travaillent et à fortiori s’ils sont à temps plein, la mise en commun est moins fréquente que dans les couples avec un seul emploi. Comment le niveau d’éducation influe-t-il ?

Les couples au niveau d’éducation élevé comptent souvent deux actifs, ont un niveau de vie plus élevé que la moyenne et semblent aussi accorder « plus d’importance à leur indépendance mutuelle ou à des valeurs d’égalité ou d’autonomie ».

A l’opposé, pour les couples dont les revenus sont très faibles, la mise en commun devient une nécessité.

Toutefois l’étude constate une influence du niveau de vie très inégale selon les pays. Elle est d’ailleurs relativement faible en France.

Des décisions prises de façon équilibrée

L’étude de l’Insee s’intéresse également au partage des prises de décision de dépenses dans le couple. Il apparaît, ici, que « dans tous les pays, les femmes et les hommes considèrent que les décisions importantes sont en général prises de façon équilibrée ».

Toutefois, on constate des inflexions mineures en faveur des hommes pour ce qui relève des décisions d’emprunts ou en faveur des femmes lorsqu’il s’agit de dépenses importantes pour les enfants.

Ensuite les décisions dites « petites », c’est-à-dire celles qui relèvent du quotidien, sont « largement le “domaine” des femmes, note l’Insee, qui y décèle le signe « d’un partage des tâches domestiques qui reste largement inégal » puisque que  toujours assumées aux deux tiers par les femmes.

Concernant les décisions de dépenses personnelles, les femmes et les hommes considèrent dans de larges proportions qu’elles et ils, sont toujours libres de décider sans consultation préalable du partenaire. L’Italie fait figure d’exception, avec une proportion nettement plus faible que dans les autres pays.