Tout ce qui a changé le 1er avril 2017

Le 1er avril apporte son traditionnel lot de changements. Un catalogue des mesures qui concernent votre quotidien.

Tout ce qui a changé le 1er avril 2017

En ce début de mois plusieurs nouveautés entrent en vigueur, revalorisation des prestations sociales, mais surtout une meilleure information pour les consommateurs dans différents secteurs : annonces immobilières, tarification des artisans ou encore publication de contrôles sanitaires… Quelques précisions

Revalorisation de nombreuses prestations sociales

Comme chaque année début avril, plusieurs prestations sociales vont augmenter du niveau de l’inflation soit +0.28 % au 1er avril (évolution moyenne de l'indice des prix sur les 12 derniers mois, hors prix du tabac).

C’est le cas de la prime d'activité, du RSA (Revenu de solidarité active), de l'AAH (Allocation adulte handicapé), de l'ASS (Allocation de solidarité spécifique), des pensions d'invalidité, de l'Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées), ou encore de l'Ata (Allocation temporaire d'attente).

C’est le cas aussi des prestations familiales (allocations familiales, allocation de rentrée scolaire, la prestation d’accueil du jeune enfant, etc.).

En revanche, les retraites seront revalorisées au 1er octobre 2017.

Plus de transparence pour les annonces immobilières

Une des mesures de la loi Alur est effective depuis le 1er avril. Les agences immobilières doivent faire preuve d'une meilleure transparence tarifaire en informant davantage les clients sur leurs tarifs. Les annonces seront plus précises.

Concrètement les agences devront afficher :

  • les prix TTC (Toutes taxes comprises) de toutes leurs prestations sur leurs sites Internet et dans leur vitrine.
  • sur l’annonce de vente devra être mentionné le montant des honoraires à la charge de l'acheteur.
  • pour un bien proposé en location, l’annonce devra mieux mentionner les frais à la charge du locataire (le prix TTC du loyer, l'éventuel dépôt de garantie, les honoraires d'agence, ou encore les modalités de décompte des charges locatives).

Un nouveau billet de 50 euros

Le nouveau billet de 50 euros est mis en circulation le 4 avril. Comme cela a été le cas pour les précédents billets de 5 euros, 10 euros et 20 euros ces dernières années, la nouvelle version du billet de 50 euros contient des dispositifs renforcés anti-contrefaçon.

Ancien et nouveau billet circuleront en parallèle avant que ne soit décidé une date de retrait pour l’ancien modèle.

Professionnels intervenant à domicile : plus de transparence

Les professionnels intervenant à domicile chez les particuliers pour des travaux (plombiers, serruriers…) qui possèdent un site internet devront obligatoirement y afficher leurs tarifs. Seront précisés «  les taux horaires de main-d’œuvre TTC", "les prix TTC des différentes prestations forfaitaires proposées", "les frais de déplacement", ou encore "le coût d'établissement du devis".

Publicité des contrôles sanitaires

A compter du 3 avril, vous pouvez sur internet vérifier les contrôles sanitaires de la DGCCRF. En pratique seront mis en ligne les résultats de contrôles effectués (depuis le 1er mars 2017) par l'État dans les secteurs liés à l'alimentation : un restaurant, un abattoir ou une cantine, mais aussi un supermarché ou un marché. Les établissements seront classés en quatre catégories de "très satisfaisant", "satisfaisant", "à améliorer", à "à corriger de manière urgente".

Ils sont consultables sur le site internet www.alim-confiance.gouv.fr ou utiliser l'application du même nom.

Toujours dans le secteur alimentaire, une autre nouveauté fait son apparition avec le logo nutritionnel « Nutriscore ». Restant facultatif, il a comme objectif d’inciter les Français à acheter moins de produits riches en gras, en sel et en sucre. Il prendra la forme d’un code couleur selon la qualité des aliments.

En revanche, une nouvelle obligation  - pour une expérimentation de 2 ans - va toucher les industriels de l'agroalimentaire après un délai de trois mois d'adaptation. Ils doivent préciser l'origine de certains produits : l'origine des viandes dans les plats préparés (que la part de viande est supérieure ou égale à 8% du poids d'un produit préparé), ou du lait dans les briques ou produits laitiers (si la part de lait est égale ou supérieure à 50% pour les produits laitiers).

Auparavant seuls étaient concernés par cette obligation les viandes fraîches, les fruits et légumes frais ou le miel.