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Horizons courts et rendements irréalistes : les épargnants, de doux rêveurs ?

Les épargnants ont des attentes très élevées de performance et une vision trop orientée sur le court-terme. Gare aux réajustements, met en garde le g...

horizon epargnant

Le groupe d’investissement britannique Schroders vient de publier la cinquième édition annuelle d’une étude sur les comportements d’épargne et les choix des investisseurs individuels ayant au moins 10 000 € à placer. Pour réaliser la « Schroders Global Investor Study 2016 », le groupe a interrogé 20 000 investisseurs particuliers répartis dans 28 pays, dont 1 000 en France.

Constat : les particuliers semblent très et trop optimistes sur les rendements espérés et peu enclins à s’engager sur la durée!

Des attentes souvent peu réalistes

Ce qui ressort prioritairement de l’étude est qu’au niveau mondial, les attentes des investisseurs en termes de rendement et de revenus sont très élevées et semblent assez irréalistes pour les auteurs de l’étude qui évoquent « des attentes dignes d’une autre époque ».

En moyenne, le niveau minimal de rendement souhaité par les investisseurs est de 9,1 % en moyenne. Plus en détails, ce niveau ressort à 7,9 % en Europe, 9,7 % en Asie et enfin à plus de 10 % (10,4 %) aux États-Unis, alors que les taux d’intérêt se situent à des niveaux historiquement bas dans de nombreux pays.

Ce constat de 2016 confirme celui déjà fait lors de la précédente étude 2015 dans laquelle les investisseurs interrogés espéraient obtenir une performance annuelle de 12 % !

Une vision court-termiste de l’investissement

Ce premier constat frappe d’autant, que parallèlement les horizons de placement sont relativement courts puisque les épargnants prévoient une durée d’investissement d’environ 3 ans en moyenne.

Devant une telle combinaison - horizon court et attentes de rendement très élevées -, l’étude conclut :

« on ne fait plus grand cas du principe selon lequel un placement en actions doit idéalement s’effectuer sur le long terme ».

Des investisseurs en quête de rendement

L’étude montre que la quête de rendement est prioritaire pour les investisseurs, comme en témoignent les trois principales raisons d’investir avancées dans l’enquête :

  • la volonté d’obtenir un revenu à la retraite : 45 % des sondés mettent en avant la recherche d’obtenir un complément de revenu lors de la retraite ;
  • s’assurer un complément de salaire ;
  • réinvestir ses revenus et faire fructifier son capital.

Presque 25 % des sondés souhaitent également investir pour procurer un revenu aux enfants et 20 % pour financer leurs études.

Les Français plus exigeants que la moyenne

En Europe de l’ouest, il ressort que les investisseurs français sont particulièrement optimistes en matière d’espérance de rendement. Ils espèrent obtenir en moyenne près de 8 % par an, seuls les Espagnols et les Portugais les dépassent avec 8,5 % et 8,3 %.

Plus d’un tiers (36 %) des investisseurs français évoquent même une performance à deux chiffres.

Les investisseurs belges, suisses et allemands font preuve de davantage de réalisme se contentant d’un rendement annuel de 7 % ou moins.

Les plus jeunes : des attentes de rendements très élevées …

Les tendances constatées sur le plan global sont encore plus marquées chez les épargnants de la génération Y (les 18 à 35 ans). Leurs attentes sont encore plus irréalistes que celles de leurs aînés, particulièrement pour le niveau minimal de revenu attendu qui ressort à plus de 10 % par an (10,2 %) contre 8,4 % pour les investisseurs âgés de 36 ans et plus. Plus en détails :

  • ils sont 41 % contre 60 % à se satisfaire d’un revenu inférieur à 10 % ;
  • ils sont beaucoup plus nombreux (20 % contre 13 % des plus âgés) à évoquer des attentes irréalistes de 15 % de performance !

Et une vision court-termiste très prononcée

Le constat d’un horizon trop court-terme observé sur le plan global est accentué chez les plus jeunes. En effet pour ce profil d’investisseur, la durée de détention moyenne ressort à 2,3 années, bien inférieure à celle de la génération âgée de 36 ans, à 3,9 années.

Enfin 41 % d’entre eux reconnaissent avoir un horizon de placement inférieur à 12 mois.

S’ils ont plus de mal à se fixer des objectifs à long-terme, cela semble selon l’étude « assez compréhensible dans la mesure où cette génération obéit à des besoins plus immédiats ». Parmi leurs principales attentes :

  • s’assurer un complément de salaire : 46% contre 41 % pour les investisseurs âgés de 36 ou plus,
  • offrir un revenu à leurs enfants ou à d’autres membres de leur famille : 30% contre 19 %,
  • acheter un bien autre qu’une maison : 28% contre 16 %.

Une nécessité de réajuster ces attentes

Quel est le principal enseignement tiré de cette étude ? Les auteurs de l’enquête Schroders Global Investor Study 2016 résument ainsi les risques qui existent quand « les investisseurs s’attendent à des performances appartenant à une époque révolue » :

« Ces deux malentendus (la conviction que les marchés vont croître plus que de raison et que les investissements produiront un revenu beaucoup plus élevé que ce qui sera probablement le cas) poussent les investisseurs à ne pas épargner assez pour atteindre leurs objectifs financiers. Cumulé sur un horizon de 20 à 30 ans, cet écart entre attentes et réalité peut devenir très important, et constitue à ce titre un véritable motif d’inquiétude à l’issue de notre enquête. »

Ainsi dans l’environnement désormais persistant de taux très bas, nombreux seront ceux qui vont devoir ajuster leurs attentes.