Budget vacances : est-ce intéressant de partir en last minute ?

30% des Français réservent ses vacances à la dernière minute pour bénéficier des réductions.

Extrait de la conférence live du 11 juin 2015 sur le thème « Budget : comment anticiper la rentrée ? », animée par Thomas Blard, avec Elodie Toustou, journaliste spécialisée chez Mieux Vivre Votre Argent et Laurence Allard, rédactrice en chef du magazine Le Point.

 

Thomas Blard – Est-ce intéressant de partir en « last minute » ? C’était un concept qui s’est développé : soit nous réservions très tôt et nous bénéficions de prix intéressants (c’est le yield management), soit nous partions à la dernière minute. Nous voyons que les Français anticipent plutôt, donc ça ne marche pas autant que cela ?

Elodie Toustou – Il y a toujours des candidats : 30% des Français se décident à la dernière minute.

Thomas Blard – Et est-ce l’occasion de faire de bonnes affaires ?

Elodie Toustou – Tout à fait, cela peut être de l’ordre de 10, 20, 30, 40% de réduction sur un voyage. Ensuite, il faut avoir des dates plutôt flexibles : si ce sont, par exemple, des croisières ou des voyages organisés, il faut pouvoir partir quand le voyage démarre.

Laurence Allard – Il faut être plus souple sur la destination ou sur la durée. Et même pour la SNCF, certaines personnes réservent très tôt pour avoir des conditions exceptionnelles : j’entendais, ce matin, que nous pouvions avoir un Paris-Marseille, en TGV, pour 10€, dès lors que nous nous y prenions 9 mois à l’avance.

Il y a, dorénavant, beaucoup de sites qui se sont développés pour la revente. Le marché secondaire se développe et peut être un moyen, quand nous avons pris un billet non-échangeable ou non-remboursable, de, parfois, récupérer sa mise. Nous avons peur d’anticiper et il y a toujours cette solution, de dernière minute, qui permet de sauver une partie de son investissement.

Thomas Blard – Cela ne fonctionne pas avec les billets d’avion sur lesquels il faut mettre son nom ?

Laurence Allard – Non, ça marche pour la SNCF.

Elodie Toustou – Et pour les billets électroniques, c’est plus compliqué.