FIP et FCPI : coup de pouce fiscal jugé trop court

Les FCPI et les FIP sont des investissements risqués qui n'apportent qu'une réduction de 25% de l'impôt sur le revenu alors que d'autres investissements donnent un avantage fiscal plus important.

FIP et FCPI : coup de pouce fiscal jugé trop court

L'AFG milite pour une hausse de leur réduction d'impôt.

L'AFG vient de publier des propositions en vue de renforcer le dispositif des FIP et des FCPI.

 

Les professionnels demandent un avantage fiscal plus élevé

Alors que le dispositif de réduction d'impôt sur le revenu dont bénéficient les souscripteurs de Fonds d'Investissement de Proximité (FIP) et de Fonds Communs de Placement dans l'Innovation (FCPI) va arriver à échéance le 31 décembre 2010, l'AFG publie ses propositions pour renouveler et renforcer ce dispositif indispensable au financement des PME.

Si les FIP et les FCPI sont nécessaires au financement des PME et de l'innovation, leur attractivité peut être renforcée et certains freins levés. "Les incitations fiscales sont nécessaires pour convaincre les particuliers d'investir dans des FIP et des FCPI compte tenu du caractère extrêmement risqué de ces placements. Il est donc particulièrement important que la réduction d'impôt sur le revenu qui arrive à échéance le 31 décembre 2010 soit renouvelée", proclame l'AFG, qui précise aussitôt : "Les incitations fiscales des FIP et des FCPI doivent être cohérentes avec celles d'autres véhicules de placement de durée comparable, et souvent moins risqués, tels que les SCPI Scellier ou les Sofica"

En effet, un investissement dans l'immobilier locatif grâce au dispositif Scellier peut apporter une réduction d'impôt de 25% et aller jusqu'à 37% dans le dispositif Scellier intermédiaire. Un investissement dans une Sofica, finançant le cinéma ou la production audiovisuelle, peut donner une réduction de 40% ou 48%.

Jusqu'à la fin de l'année 2010 la réduction d'impôt applicable aux souscriptions de FCPI et de FIP reste fixée à 25%. Le taux de la réduction d'impôt applicable à partir de 2011 sera déterminé par la loi de finances en fin d'année 2010.

 

Bernard LE COURT