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2013 : des épargnants sous haute pression (3/3)

Quels sont les impacts des nouvelles dispositions fiscales pour le marché immobilier ? Entretien avec Elodie Fremont, notaire à Paris et syndic à la chambre des notaires de Paris.

France, immobilier, le moment d'investir ?

BforBank : La Pierre est-elle toujours une valeur refuge dans ce contexte de crise avec le durcissement de la fiscalité ?

Elodie Frémont : Les nouvelles dispositions fiscales sont une catastrophe pour le marché de l’immobilier qui a reculé de 20% pour le volume des transactions dans l’ancien au niveau national et même 40% à Paris.

Entre le recul à trente ans de l'exonération des plus-values au lieu de quinze ans, l'augmentation des prélèvements sociaux, le décret sur le blocage des loyers et la suppression du dispositif Scellier, les propriétaires vendent moins bien, avec plus de frais et moins de chance de libérer leur bien. Tout est donc fait pour décourager l’investissement immobilier. Néanmoins, on n’a jamais vu une crise de l’immobilier durer plus de 2 ans. Si on conserve un bien entre 5 et 7 ans, on est quasiment certain de ne pas perdre d’argent. En revanche, si on achète dans l’optique de revendre plus cher très vite, comme les marchands de biens, on risque d’y laisser quelques plumes.


BforBank : Comment voyez-vous l’évolution du marché de l’immobilier en 2013 ?

EF : Le marché se tend de façon rigoureuse car les nouvelles mesures fiscales sont plutôt défavorables aux investisseurs, surtaxés, notamment les étrangers qui achètent moins et vendent plus. Les vendeurs attendent donc que la fiscalité baisse, les acheteurs, de leur côté, attendent que les prix baissent. Bref, tout le monde attend.

Malgré tout, je ne crois pas à un effondrement de l’immobilier cette année mais plutôt à un sacré ralentissement des transactions. Pour faire bouger les choses, il faudrait que les pouvoirs publics sanctionnent moins les vendeurs, fiscalement, et fassent un geste sur la taxation des plus-values immobilières afin de relancer les transactions et faire rentrer par la même occasion davantage d’impôt.


BforBank : Que conseillez-vous à vos clients désireux de constituer un patrimoine immobilier ?

EF : Je leur conseille d’acheter leur résidence principale. Les prix de l’immobilier sont en baisse et les taux d’intérêt n’ont jamais été aussi bas. Pour un investissement locatif, j’attends de voir les dispositions de la loi Duflot qui risquent, hélas, d’être pénalisantes pour les propriétaires fonciers.

Par expérience, la moindre nouvelle brèche fiscale intéressante a toujours été sanctionnée par la suite, comme la rétroactivité de l'imposition des plus-values de cessions de valeurs mobilières ou la nouvelle surtaxe des plus values immobilières excédant 50 000 euros. Attention donc au retour de bâton ! Ainsi, il nous est très difficile de conseiller nos clients car le conseil donné aujourd’hui ne sera peut-être plus valable demain. Il est donc délicat de dire ce que l’on peut faire et surtout d’en mesurer précisément l’impact financier.

Une chose est pratiquement sûre en revanche, il sera difficile désormais pour les investisseurs dans l’immobilier locatif d’avoir un taux de rentabilité autour de 4 à 5% comme avant.

 

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