Le plan de rigueur Fillon concerne les épargnants aisés

Le Premier ministre F. Fillon a annonçé hier soir une série de mesures pour réaliser 12 milliards d'économie dans le budget, à échéance 2012. Deux d'entre elles concernent les épargnants aisés.

Plan de rigueur Fillon touche les épargnants aisés

 

Le Premier ministre François Fillon a tenu, hier 24 août, une conférence de presse, pour présenter un plan d'économies budgétaires dit "anticipé" par les observateurs, dans un contexte de crise de la dette publique à juguler.

Jusqu'à ces derniers jours (cf AFP), le gouvernement en recadrait d'ailleurs les principales orientations, pour trouver la bonne mesure et assurer l'effet escompté. Il en attend un impact bénéfique d'1 milliard d'euros dès cette année, et à terme 12 milliards d'euros d'économie. Deux mesures phares concernent la cible qu'on peut qualifier des "épargnants aisés", qui s'étaient d'ailleurs exprimé la veille au sein d'un "manifeste des 16". Soit pour cette cible :

  • une "taxe exceptionnelle" sur les revenus des ménages les plus aisés : en fait une "taxe de 3% quand leurs revenus dépassent les 500.000 euros par an" ; cette taxe est présentée comme temporaire, le temps que "le déficit de la France [soit] ramené à moins de 3% du PIB, objectif visé pour 2013" ;
  • des niches fiscales rabotées : les plus-values immobilières seront revues, mais "sans remettre en cause l'exonération dont bénéficie la résidence principale".

Les autres mesures principales envisagées dans ce dispositif d'urgence par le gouvernement touchent les entreprises et les consommateurs dans leur ensemble :

  • des allègements de charges moins avantageux pour les entreprises sur les heures supplémentaires ;
  • une fiscalité sur l'alcool et le tabac alourdie ;
  • idem pour les sodas, "rangés à la même enseigne au nom de la lutte contre l'obésité".

Conclusion temporaire : on ne sait pas si ce budget sera suffisant pour atteindre ses objectifs, mais il confirme bien que la "question budgétaire" sera au coeur du jeu politique d'ici 2012 et l'échéance de la prochaine élection présidentielle.

 

L.D.