Europe : les analystes financiers rationnels et prudents

Contrairement aux marchés boursiers, les analystes financiers veulent croire en l'euro, au sein d'une Europe réorganisée, notamment sur sa fiscalité. Détails.

Europe : les analystes financiers rationnels et prudents BforBank

Alors que la bourse de Paris est dite en "doute" sur la zone euro, suite à l'annonce d'un référendum grec face aux mesures d'austérité qu'affronte le pays, d'autres pans du secteur financier veulent rester eux optimistes, en tout cas plus rationnels.

Ainsi selon une enquête produite par CFA Institute et relayée notamment par Les Echos, les analystes financiers préfèrent voir les raisons d'y croire. Nitin Mehta, le directeur général EMEA de CFA introduit ainsi les données de cette enquête, avant le dernier sommet européen du 26 octobre, sur base d'un échantillon de 475 analystes diplômés du CFA : "S'il est difficile de prédire ce qui peut arriver sur les marchés euro et européens dans les prochains mois, les répondants demeurent positifs quant à l'avenir à plus long terme".

Attente d'une politique fiscale

L'échantillon interrogé se veut plutôt pour une politique fiscale européenne intégrée et accrue. Et peu envisagent aussi d'autres options plus sévères et radicales :

  • une majorité de 51% souhaite la création d'un ministère européen des Finances, avec pouvoir de lever les impôts ;
  • seuls 6% opteraient pour un abandon de la monnaie unique et un retour aux devises nationales.

Zone euro et croissance

D'ailleurs, "près des deux tiers des analystes sondés ont répondu 'pas du tout probable' et 'peu probable' à [la] question" du possible éclatement de la zone euro, même si 70% d'entre eux le considéreraient comme un échec de l'Europe tout court. C'est somme toute logique : la zone euro doit pour eux perdurer, et donc se réorganiser. Tel est le message, en sus d'une grande prudence sur le retour de la croissance à court terme sur le Vieux Continent : 48% ne voient pas ce retour avant 2013-2014, au plus tôt...

L.D