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Secteur de l'énergie : pas de bouleversement à prévoir d’ici 2035

D’ici 2035, la demande mondiale d’énergie augmentera d’environ un tiers, selon l’Agence Internationale à l’Énergie. Le poids des énergies fossiles restera dominant.

Énergie : pas de bouleversement à prévoir d’ici 2035

Le monde de l’énergie est en train de connaître un bouleversement d’ampleur avertit l’Agence Internationale à l’Énergie. À l’horizon 2035, certains pays qui étaient des importateurs traditionnels importants vont devenir des exportateurs.

La demande d’énergie devrait ainsi progresser d’environ un tiers au cours des vingt prochaines années, en grande partie en raison du développement économique de l’Asie, notamment de la Chine et de l’Inde.

« Ces changements représentent une réorientation des flux d’échanges énergétiques entre le bassin Atlantique et la région Asie-Pacifique », estime l’AIE dans la synthèse de son rapport.

L’autre enseignement important de cette étude est celui-ci : l’évolution des prix de l’énergie, les disparités de coût à la fois entre les différentes sources d’énergie  (électricité, gaz...) et les régions du monde où ces énergies sont consommées auront un impact sur la compétitivité des industries. La stratégie des entreprises devra donc évoluer  en fonction de ces données.

Les pays émergents seront dans une situation plutôt favorable, puisque la demande d’énergie aura tendance à croître chez eux.

Au sein des pays développés, les Etats-Unis, en retrouvant leur indépendance énergétique grâce au gaz de schiste, pourraient regagner des parts de marché dans les exportations de dont la production nécessite de l’énergie à bas coût. A l’inverse, prévient l’AIE, l’Europe et le Japon connaîtront une détérioration de leur situation. Ces deux pays pâtissent de prix de l’énergie élevés qui ne les rend pas compétitifs dans le domaine des industries énergivores.

Pour les pays membres de l’OPEP, ces changements ne devraient pas signifier une perte majeure d’influence.

En revanche, les industries pétrolières vont devoir relever un vrai défi : faire face à la chute de production des champs actuellement en cours d’exploitation. Selon les estimations de l’AIE, la « déplétion » des champs existants se traduira par une perte de production évaluée à 40 millions de barils/jour d’ici 2035. Cela représente environ la moitié de la production mondiale actuelle.

Ces baisses de rendement attendues impliquent qu’il sera nécessaire de trouver des énergies alternatives, en particulier des énergies dites « non conventionnelles ».. Dans le même temps, d’autres ressources « conventionnelles » - comme le pétrole - seront à trouver, mais avec vraisemblablement des coûts d’exploration-production plus élevés (à moins que la technologie ne permette de les réduire rapidement).

Ces évolutions ne bouleversent pas que les pétroliers. Les changements à venir, et les investissements réalisés pour développer les énergies renouvelables, constituent un défi pour les énergéticiens et les groupes de services collectifs (utilities).

C’est en particulier le cas en Europe, au Japon ou aux États-Unis. Comme l’explique l’AIE :

« Sur certains marchés, l’augmentation de la part des énergies renouvelables constitue un véritable défi pour le secteur de l'énergie, soulevant des questions fondamentales quant a la structure actuelle du marché et sa capacité à assurer un financement adéquate des investissements et la fiabilité des approvisionnements »
 

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