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Gérard Moulin (Amplégest) : les perspectives de croissance du luxe sont pérennes

Gérard Moulin est responsable de la gestion actions européennes d’Amplégest. Il revient sur les performances récentes du secteur du luxe.

Luxe

Gérard Moulin est également spécialiste de la thématique d’investissement autour du « pricing power ».

Morningstar - Depuis l’été 2013, la performance des valeurs du luxe semble marquer le pas après plusieurs années de forte croissance. À quoi est-ce dû d’après vous ?

L’une des explications est un phénomène de ralentissement du rythme de croissance organique de certaines valeurs, qui après avoir vu leur activité croître de 8 % -10 % par an en organique et leurs résultats croître de 15 % - 20 % par an devraient afficher des performances un peu plus modestes pour les années à venir.

Mais cela reste tout à fait remarquable. Les investisseurs, qui étaient longtemps adeptes des valeurs à croissance visible, se sont détournés de cette catégorie, du fait des inquiétudes quant à la situation des marchés émergents.

Cela amène deux remarques. Tout d’abord, la classe moyenne des pays émergents continue de se développer. Dans le même temps, de nouveaux marchés constituent des relais de croissance pour les groupes de luxe (Mexique, Indonésie…).

Ensuite, pour comprendre ce qui se passe sur le marché du luxe, il est important d’analyser l’évolution des flux touristiques. Le flux mondial de touristes ne cesse de croître, ce que montrent clairement les statistiques de l’IATA (+5,8 % attendus en 2014).

Ces éléments de fond sont oubliés par les investisseurs, or ils montrent combien il est important d’être exposé au secteur, qui recèle de belles valeurs de fond de portefeuille.

Morningstar - Comment expliquer la décote de valorisation de Kering et LVMH par rapport au secteur et à d’autres valeurs du luxe ?

LVMH a légèrement baissé l’an dernier et ne fait rien depuis le début de l’année, alors que le groupe affiche des ratios de valorisation inférieurs à leur moyenne historique. Les investisseurs se sont beaucoup interrogés sur la capacité de Louis Vuitton d’afficher des taux de croissance organique élevés et du risque de saturation de ses marchés.

La marque est en train de se repositionner, avec une volonté de montée en gamme. Les derniers chiffres de croissance ont montré la capacité du groupe à passer des hausses de tarifs. C’est une histoire que l’on doit accumuler d’après nous.

La décote de Kering est davantage liée à des questions stratégiques sur la partie non-luxe qu’à des questions de cherté du titre.

Morningstar - Quelles sont vos valeurs préférées dans le secteur aujourd’hui ?

Nous sommes présents sur des titres comme Tod’s et Brunello Cuccinelli, avec des histoires boursières différentes. L’une est une histoire d’adossement à terme à un grand groupe. L’autre est une société qui affiche de beaux niveaux de rentabilité et le plus taux de croissance du secteur.

LVMH est également une belle valeur, avec une publication de résultats solide au second semestre. La remontée de la gamme chez Louis Vuitton, l’acquisition de marques haut de gamme (Bulgari, Loro Piana) vont tirer le mix de produits vers le haut. Tout ceci alimente la trésorerie du groupe.

Nous aimons bien Hugo Boss, qui est plus dans le prêt-à-porter, mais qui a conduit une industrialisation rapide de son process et génère un retour sur capital important. À cela s’ajoute une croissance régulière et soutenue (+7 %-8 % pour le chiffre d’affaires et +10 %-13 % pour le bénéfice par action), tandis que la valorisation demeure raisonnable.

Morningstar - Quelles sont les valeurs sur lesquelles vous êtes plus prudent ?

Nous n’avons pas d’exposition à Richemont parce que nous nous posons la question de la pérennité des taux de croissance sur des segments de prix très élevés sur lesquels ce groupe est positionné. Jusqu’ici, ces sociétés ont su profiter du dynamisme des flux touristiques dans certaines zones géographiques (Hong-Kong par exemple).

Nous ne sommes exposés pas à Swatch, pour des raisons de valorisation mais nous surveillons ce dossier qui sera pour nous le gagnant du segment « hard luxury ».

Nous n’avons pas de Kering non plus, compte tenu des difficultés du pôle lifestyle autour de Puma.

Nous évitons Burberry également, le groupe est dans une phase de transition managériale.

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