Taux directeurs : Quelle est la stratégie de la FED au troisième trimestre ?

Comprendre les choix la FED concernant les taux directeurs.

Extrait de la conférence live bourse du 1er octobre 2015, sur le thème « Bourse 2015 : les atouts pour prendre les bonnes décisions », animée par Thomas Blard.

Chine, pétrole, Volkswagen, Fed : Marie-Jeanne Missoffe, Responsable du pôle Actions Croissance chez Mandarine Gestion et Roland Laskine, Rédacteur en chef de la Lettre des Placements et du service Bourse du Figaro analysent les dangers et les opportunités de la fin de l'année boursière.

Thomas Blard

Vous l’avez dit Roland, moins de croissance pose problème pour les investissements et les valorisations boursières, mais il y a un autre problème, c’est la crainte des taux d’intérêt. De l’argent qui va peut-être devenir plus cher, et là nous regardons du côté de la FED, de Janet Yellen, on a du mal à comprendre ce qu’elle veut faire ?

Roland Laskine                                                

Alors pour l’instant, nous parlons juste d’un premier relèvement des taux directeurs, les taux au jour le jour aux Etats-Unis. Cette politique monétaire qui a été mise en place début 2009, pour lutter contre la stagnation de l’économie américaine a finalement marché. Nous avons une reprise, et là nous venons de mettre en place une politique monétaire plus normale, avec des taux qui ne sont plus à zéro, qui vont commencer à légèrement monter, et puis nous allons arrêter effectivement les rachats de titres financiers sur le marché qui étaient assez important.

Thomas Blard

Mais on l’attend sans avoir encore de date. Cela crée du trouble ?

Roland Laskine

Effectivement, cela crée des troubles, car en réalité, si la FED ne s’en tenait qu’à l’économie américaine, avec un taux de chômage qui va arriver à pratiquement 5%, nous avons une économie qui repart. Mais elle a pris le temps car cette décision devait intervenir à la fin du mois de Septembre, et elle ne l’a pas fait car nous avons un monde perturbé avec la Chine etc.

C’est perturbant parce qu’elle n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire si elle n’avait tenu compte que de l’économie américaine. Et justement, c’est peut-être le signe, que l’on rentre dans un monde sans croissance, un petit peu plus compliqué et peut-être pour la première fois la FED a dû compter avec le reste du monde.

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