Croissance économique : révisions à la baisse

Les croissances française et européenne vont-elles encore ralentir ? La Banque de France et la BCE le croient, prévisions à l'appui.

Croissance économique : révisions à la baisse

Les derniers chiffres connus confirment la tendance et l'inquiétude exprimée plus tôt, concernant un ralentissement économique mondial. Dans son dernier scope mensuel portant sur la croissance économique française, la Banque de France abaisse sa prévision relative au 3ème trimestre 2011 : elle serait de + 0.1 % et c'est une deuxième estimation, révisée de -0.1 point. L'Usine Nouvelle souligne un pessimisme accru sur ces données : "Le chiffre de la Banque de France est bien moins bon que celui de l'Insee. L'institut prévoit toujours une hausse du PIB de 0,5%".

Un contexte qui peut être aussi celui d'un rebond pour les investisseurs, dans les entreprises ? D'autres récentes "prises de température" exécutées par la BDF tendraient à l'indiquer : comme la croissance de l'endettement des entreprises, le niveau encore élevé de défaillances d'entreprises, ainsi que des besoins en financement en hausse.

Mais il est à noter que c'est plutôt une "épargne prudente" qui intéresse actuellement les Français : du côté des curseurs purement financiers et des évolutions monétaires, la BDF notait en effet en juillet 2011 l'"accélération des encours de dépôts à vue et sur livrets, au détriment des OPCVM monétaires".

L'Europe en phase

De son côté, la BCE (Banque centrale européenne) dresse un constat en phase avec celui de l'hexagone, sur une croissance européenne revue à la baisse : elle établit une "prévision de croissance de la zone euro, à 1,6% pour 2011 (contre 1,9%). Pour 2012 (...) une croissance de 1,3%, contre 1,7% précédemment" (in Les Echos).

Le commentaire de texte de son président, J-C Trichet, est peu optimiste, soulignant "un énorme degré d'incertitude sur l'économie mondiale et la zone euro" (AFP). Déclarations et chiffres qui ont consécutivement placé les bourses dans l'hésitation. Vu leur niveau de sensibilité actuelle, elles n'en attendaient pas tant...

La rédaction.