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Les secteurs à privilégier pour limiter la casse

A court terme, les mouvements brutaux, à la baisse comme à la hausse, pourraient perdurer sur les marchés. Sur un horizon de temps plus long, certains secteurs restent intéressants. Revue de détail.

Les secteurs à privilégier pour limiter la casse

Une brutale baisse de régime. Pendant la première moitié de l'année, le CAC 40 naviguait autour des 4.000 points. Il a reculé depuis de 25 %. " Les actions se trouvent à des niveaux proches de mars 2009. Mais ce n'est pas une garantie qu'ils n'iront pas plus bas ", remarque Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d'investissement chez Cholet-Dupont. " Si les résultats des entreprises en 2011 décevaient à la baisse, les prix actuels des actions pourraient finalement s'avérer plutôt élevés ", estime Aymeric Diday, gérant privé chez Banque Pictet.

 

A court terme ? Le casino !

Quelles sont les chances de plus-value pour qui achète aujourd'hui ? " Avec un horizon de temps court, c'est du casino. Les indices de volatilité sont au plus haut, et la visibilité très faible ", souligne Baudouin Motte, directeur général délégué de la société de gestion SPGP. De fait, une baisse supplémentaire de 25 à 30 % n'est pas exclue, si les gouvernements européens ne parviennent pas à endiguer la crise de la dette. " Le fait qu'il y ait autant de personnes pessimistes est cependant un facteur haussier important ", nuance François Pascal, directeur de la gestion chez Primonial AM. Et sur le long terme, le discours se fait plus optimiste. " Si de bonnes décisions politiques sont prises et les banques assainies, il peut y avoir une amélioration lente, mais toujours marquée par des épisodes de chute et de hausse brutales ", estime Aymeric Diday.

 

A privilégier

Dans ce contexte, priorité est donnée aux activités prévisibles. Ainsi, l'agroalimentaire (Pernod Ricard, Danone...) constitue une dépense que les consommateurs ne pourront pas réduire. Les grands groupes exposés aux pays émergents sont également appréciés. " Les plus grandes entreprises ont une bonne trésorerie et une meilleure visibilité sur le carnet de commandes ", souligne Aymeric Diday. D'où une inclinaison pour le luxe, les grandes entreprises liées à la consommation (L'Oréal...). Les compagnies pétrolières rassurent aussi les investisseurs. Ces dernières peuvent en effet " décaler en grande partie leurs dépenses d'investissement ", analyse Aurel BGC. Le secteur des technologies (Dassault Sytèmes...) recueille les suffrages, car, pour Aurel BGC, les entreprises clientes sont confrontées à des mutations techniques telles qu'elles ne pourront " reporter leurs investissements dans les services de stockage et de calcul en ligne ".

 

A manier avec précaution

A l'inverse, certains domaines font figure d'épouvantail. A commencer par la finance. Par exemple, l'action Société Générale a fondu de 140 euros (mars 2007) à 20 euros ces derniers jours. " Même les gérants ont aujourd'hui une visibilité faible sur les bilans des banques. Les arguments donnés pour les apprécier ne sont jamais tangibles ", souligne François Pascal. Une autre inconnue concerne leurs besoins en recapitalisation. " Si l'on ajoute les contraintes réglementaires de Bâle III, l'exposition aux pays touchés par la crise de la dette, et un éventuel ralentissement économique, elles pourraient avoir besoin de 170 milliards d'euros ", souligne Pierre-Yves Gauthier, stratégiste chez Alphavalue. Ces remarques, pour certains, pourraient s'étendre au secteur de l'assurance. Certains secteurs paraissent également pâtir du ralentissement économique : l'industrie, la construction ou encore la chimie. " Ces différents secteurs sont très exposés à la croissance mondiale et se portaient bien jusqu'à l'été. Mais ils ont souffert de prises de bénéfice ", souligne Vincent Guenzi. Enfin, les entreprises de concessions de services publics (Suez, Veolia ou Vinci par exemple) refroidissent les analystes, car elles dépendent de contrats passés avec les collectivités locales. " La plupart de ces entreprises n'ont pas la capacité de fixer leurs propres prix et leurs perspectives de croissance sont limitées ", souligne François Pascal.

Difficile, en revanche, de trouver un consensus sur les matières premières. Elles inquiètent à court terme pour leur lien direct avec la conjoncture mondiale. Mais le tableau change sur une longue durée. " Je ne suis pas serein sur le secteur à court terme car il y a actuellement suffisamment d'offre pour répondre à une demande qui décroît. Cependant comme de grands pays comme l'Inde et la Chine n'ont pas fini leur développement, la tendance de long terme des prix reste à la hausse ", explique François Pascal. De même, les valeurs pharmaceutiques sont pénalisées par l'essor des médicaments génériques et les finances des pays qui devront revoir leurs systèmes de santé. Mais pour les plus optimistes, elles devraient largement profiter du vieillissement de la population.

Edouard LEDERER