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Premiers pas en Bourse : les questions à se poser

Détenir des actions en direct ou via un fonds ? Combien faut-il miser ? A quel rythme investir ?

Premiers pas en Bourse : les questions à se poser

Miser sur la bonne valeur est une préoccupation pour les boursiers en herbe. Au point de sous-estimer les modalités pratiques et la stratégie patrimoniale d'ensemble ? " Aller en Bourse en tant que tel n'a pas de sens, si l'on ne se situe pas dans un portefeuille diversifié par d'autres classes d'actifs ", souligne Cyril Lureau, directeur général délégué d'Avenir Finance. A l'inverse, un investisseur se plaçant délibérément dans une optique de trading pourrait rechercher uniquement des actions, avec un horizon de placement court.

Sous quelle forme ?

En pratique, le boursier débutant doit choisir de détenir des actions en direct ou via des produits collectifs (OPCVM, sicav...). " Les titres vifs conviennent à des passionnés, capables de s'investir en temps et en connaissance dans le suivi du portefeuille ", estime François Pascal, directeur de la gestion chez Primonial AM. Quant à l'investissement collectif, " il est plus efficace, car il permet une diversification bien plus grande ", souligne Cyril Lureau.

A quel rythme ?

Se pose aussi la question du rythme auquel investir. " Un même montant placé régulièrement évite de suracheter lorsque les cours montent, et permet d'acheter davantage lorsque les prix baissent ", indique Pierre-Yves Gauthier, stratégiste chez Alphavalue. Certains gérants, sans faire consensus, conseillent d'accélérer le rythme en cas de baisse des cours... Dans le choix du rythme, il conviendra aussi de vérifier si les frais de courtage sont forfaitaires ou calculés en proportion des sommes misées. Ce dernier cas étant plus avantageux pour investir fréquemment.

Quel montant placer ?

Autre point à valider : le montant minimum à placer. Pour détenir des actions en direct, une trop petite somme vous place d'emblée en difficulté, car vous ne pourrez pas suffisamment diversifier. " Même si vous placez 20.000 euros, vous réussirez au maximum à dégager 600 ou 700 euros de plus-value, après paiement de l'impôt. En prenant le risque de perdre la moitié de la mise de départ ", souligne un gestionnaire de fortune. La barre est assez haute... et les sommes plus modestes se dirigeront donc plutôt vers le collectif.

Avec quelle fiscalité ?

Reste à choisir le réceptacle (compte titres, PEA ou assurance-vie) de son investissement. Pour détenir des titres en direct, le compte titres a l'avantage de la souplesse, face au PEA qui doit forcément compter des actions émanant de la zone euro (ainsi que de l'Islande et de la Norvège). A moins de deux ans de détention, en cas de plus-value, le compte titres reste fiscalement plus intéressant que le PEA (respectivement 32,5 % contre 36 %), mais attention, tous les mouvements au sein du compte titres peuvent être taxés (en cas de plus-value). Pour une logique à plus long terme, le match se joue entre l'assurance-vie, plus diversifiée, et le PEA, en général plus intéressant fiscalement. " Mais les contraintes propres au PEA l'exposent actuellement aux risques politiques de la zone euro ", souligne Matthias Guyot, associé au cabinet Alain Sauzey.

Edouard LEDERER