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Itw : F. Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB

Le mois de mars s'annonce sous haute tension pour la dette souveraine européenne. Le point avec Frederik Ducrozet.

Itw : F. Ducrozet, économiste au Crédit Agricole CIB BforBank

Frederik Ducrozet, économiste spécialiste de la zone euro au Crédit Agricole CIB nous aide à y voir plus clair.

Quels sont les enjeux du sommet européen qui se tient vendredi à Bruxelles?

Les enjeux sont très importants, d'autant que le marché attend cela depuis la crise irlandaise en fin d'année dernière. Il s'agit d'un tournant dans la crise de la dette souveraine européenne, dans le bon ou le mauvais sens. Avant la réunion des 24 et 25 mars, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont convenu d'un sommet informel qui doit déboucher sur des décisions pour stabiliser la zone euro.

Ce sommet va-t-il accoucher d'une souris ou de véritables solutions seront-elles adoptées?

L'accord devra, au minimum, porter sur deux points. Le premier concerne l'extension de la taille du fonds européen de stabilité financière (FESF) à 440 milliards d'euros. Pour cela, il n'y a pas de solution miracle, il faudra demander une augmentation de la garantie des Etats. Le second élément pour assurer un succès de la réunion est une baisse des taux d'intérêt sur les prêts de la FESF à la Grèce et à l'Irlande de l'ordre de 100 points de base, de 6 % à 5 %. Pour autant, ces décisions, si elles sont adoptées, ne provoqueront pas d'euphorie sur les marchés financiers mais ce serait une bonne nouvelle.

Si aucun accord n'est trouvé sur l'un de ces deux points, le sommet sera un échec. Il faudra s'attendre à une mauvaise réaction de la part des marchés, qui pourraient redouter que le Portugal ne demande une aide ainsi qu'un effet de contagion. A l'inverse, en cas de succès, d'autres sujets seront abordés, comme la flexibilité du FESF, sa capacité à intervenir directement sur les marchés ou à aider les Etats à recapitaliser le secteur bancaire.

L'Allemagne ne manquera pas de poser des conditions. Berlin a adopté une ligne dure et cherche à imposer une série de mesures contraignantes via le pacte de compétitivité. Tout sera une question d'équilibre entre la carotte et le bâton.

L'agence Moody's a dégradé de trois crans la note de la Grèce tout en maintenant sa perspective négative. Elle doute de la capacité d'Athènes à sortir de la crise et à mettre en œuvre son plan de restrictions budgétaires. Quelle est votre analyse ?

Le calendrier n'est pas anodin puisque cette décision tombe quelques jours avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, mais aucune nouvelle fondamentale ne justifie cette dégradation. L'Union européenne a d'ailleurs accepté de débloquer une nouvelle tranche d'aide en faveur d'Athènes. Le véritable enjeu se situe après 2013, puisque le FESF est appelé à se transformer en un mécanisme permanent, ESM. Permettra-t-il de faciliter les restructurations? Paradoxalement, alors que le rendement des obligations grecques à 10 ans est à son plus haut niveau historique, c'est une forme de pression sur les chefs d'Etat pour trouver une solution à la crise avant la fin du mois de mars.

Le patron de la BCE, Jean-Claude Trichet, a évoqué une possible remontée des taux d'intérêt dans la zone euro dès le mois d'avril. Quel est votre scénario?

Notre scénario central repose sur une hausse de 25 points de base du principal taux directeur en avril. Lors de son intervention, Jean-Claude Trichet a rétabli le langage codé qu'il utilisait avant la crise et il ne fait aucun doute qu'un resserrement monétaire aura lieu le mois prochain. La BCE a souligné qu'elle n'est pas à l'aise avec le taux actuel de 1 % même si la reprise reste fragile dans la zone euro.

Notre biais est clairement haussier. Nous prévoyons deux autres resserrements monétaires, l'un en juillet et l'autre en octobre. Un niveau "plus normal" du principal taux dans la zone euro serait de 2 %.

M. Trichet a pourtant souligné qu'il ne s'agirait pas du début d'une série haussière…

Les "taux sont à un niveau approprié". Cette référence a sauté dans le dernier communiqué de la BCE. En 2005, on se souvient que la banque centrale avait tenu un discours tout à fait similaire en disant que le prochain relèvement de taux ne serait pas le début d'une série de hausses. Or, les taux n'ont cessé de monter…

Quelles sont vos prévisions de croissance et d'inflation pour la zone euro?

Nous tablons, pour 2011, sur une progression du PIB de 1,8 % et une inflation de 2,3 %, avec un risque haussier et un scénario d'accalmie sur le front du pétrole à partir du second semestre. Nous voyons le baril de brut aux alentours de 90 dollars. En effet, l'offre bénéficiera du soutien de l'Opep. Au défaut, on ajustera par la demande mais le marché ne pourra supporter plus longtemps les cours élevés du pétrole. En 2012, le PIB devrait croître de 1,7 % et l'inflation de 1,9 %. L'Allemagne restera la locomotive de la croissance dans la zone euro.

Avec son annonce, M. Trichet met son homologue américain Ben Bernanke sous pression. Quelle sera, selon vous, l'attitude de la Réserve fédérale américaine au cours des prochains mois?

La crise en Libye, l'envolée des cours du pétrole et, de manière générale, des matières premières, ont accentué les différences d'approche entre les banques centrales. La Fed prend en compte l'inflation sous-jacente tandis que la BCE s'intéresse à la stabilité totale des prix.

La Fed s'est montrée prudente sur la question de l'emploi, elle prédit un taux de chômage de l'ordre de 7,6 % à 8,1 % d'ici à l'élection présidentielle de 2012. Seule la hausse du pétrole pourrait donc mettre la pression sur la Fed mais nous n'anticipons pas de hausse des taux avant 2012. D'autant que le quantitative easing 2 court jusqu'à la fin du mois de juin et que de plus en plus de membres de la Fed ne souhaitent pas "en remettre une couche". Le calendrier de la Fed est plus étendu que celui de la BCE.

L'autre enjeu de ces prochains jours, c'est la publication de la nouvelle méthode des "stress tests" bancaires en Europe. La précédente avait été fortement critiquée. Quels éléments devraient, selon vous, être pris en considération cette fois-ci ?

Ce sera une déception pour le secteur bancaire mais deux aspects, pourtant essentiels, ne seront pas pris en compte. Il s'agit, tout d'abord, de la perspective de défaut d'un pays de la zone euro. Cela est cohérent avec le scénario de la BCE qui n'envisage pas de défaillance de la part d'un Etat. Il s'agit, ensuite, de la liquidité. On teste les banques sur le capital mais l'idée d'inclure des critères sur la liquidité n'est pas à l'ordre à jour. Le scénario qui se profile sera néanmoins plus sévère que celui de l'an dernier.

 

Propos recueillis par Céline PANTEIX