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Matières premières : un choc historique

Le rapport CyclOpe dirigé par Philippe Chalmin est paru le 14 mai. Les marchés tanguent car ils reflètent l'état de la crise selon le spécialiste.

Cours bourse matières premières

cours_matiere_premiere.jpg« C'est un choc que l'on voit tous les 20 à 25 ans sur les marchés mondiaux des matières premières. Et il se poursuit. » Le constat est sans appel pour Philippe Chalmin, le directeur de CyclOpe, ouvrage de référence sur les ressources naturelles. « Revenir sur la problématique de crise était une évidence » dans la 27 e édition du rapport présentée aujourd'hui à la presse, et dont Les Echos sont partenaires (1). « Nous avons vécu dans l'illusion que la crise était passée », s'agace-t-il. Avant d'asséner : « Notre châtiment est d'avoir cru que nous avions les moyens de nous en sortir seuls. »

 
 

La planète a du mal à traiter ses problèmes, notamment parce que jamais la gouvernance internationale n'a été aussi faible. La panne des négociations du cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en symbolise l'échec, tout autant que l'indifférence totale dans laquelle s'est déroulée, il y a un an, la 13 e édition de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), souligne Philippe Chalmin. « Nous sommes au-delà de l'instabilité », prévient le professeur à l'Université Paris-Dauphine. Et les marchés des matières premières tanguent, car ils reflètent l'état de la crise. Selon lui, « la baisse des cours aujourd'hui s'explique assez bien - au-delà de l'humeur des investisseurs  - par le vague à l'âme économique dans les pays avancés. »

Deux inconnues majeures

Dans cette période d'incertitude, la Chine et le climat restent les deux inconnues majeures. Les doutes se sont accumulés sur le premier consommateur de la quasi-totalité des matières premières produites sur Terre. Le recul de la production industrielle inquiète. Le coup de frein de sa croissance au premier trimestre (7,7 % après 7,9 % au quatrième trimestre 2012, et au lieu de 8 % attendus par les analystes) a fait vaciller les prix des métaux industriels. La plupart d'entre eux - aluminium, zinc, nickel - accusent une baisse supérieure à 10 % depuis le début de l'année. Le minerai de fer enregistre un repli similaire. Le monde observe le comportement chinois, en particulier la gestion de ses réserves, jugée déterminante pour les mois à venir.

Quant aux accidents climatiques, ils ont parsemé l'année 2012, provoquant une flambée historique des prix des matières premières agricoles. Il y a quelques semaines, les prix des produits laitiers ont atteint des sommets sur les marchés après la sécheresse en Nouvelle-Zélande, le premier exportateur mondial. « C'est la troisième crise agricole mondiale que le monde a connu en cinq ans, insiste le fondateur de CyclOpe. C'est là que se situent les difficultés, avec un lien politique évident, comme en Egypte par exemple. » La mauvaise situation financière du pays, premier importateur mondial de blé, complique fortement ses achats de céréales.

La poursuite de la révolution énergétique aux Etats-Unis s'impose comme un autre événement majeur, qui bouleverse plusieurs marchés. Le pays produit désormais du gaz de schiste pas cher et importe de moins en moins de pétrole. Il consomme aussi moins de charbon, qui trouve en revanche davantage preneurs en Europe.

À noter : CyclOpe s'est penché pour la première fois sur le commerce mondial de la viande de cheval.
 
Les Echos, Muriel Jacques