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L'étonnante résistance des PME cotées

Les petites et moyennes valeurs cotées à Paris ont vu leurs résultats et chiffres d'affaires augmenter en 2012.

Bourse PME

Le segment des « small & midcaps » affiche de meilleures performances boursières que le CAC 40.

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Petites mais costaudes. C'est ce qui ressort de l'étude des comptes des petites et moyennes sociétés cotée à Paris, réalisée par IDMidcaps, pour « Les Echos ». Tant sur le plan des performances économiques que boursières, elles font mieux que le CAC 40.

 
 

Les résultats progressent

Les petites et moyennes valeurs françaises sont clairement parvenues à limiter l'impact de la crise dans leurs états financiers. Le résultat net, part du groupe, agrégé de 242 valeurs de l'indice CAC Mid & Small (1) affiche même un bond de 41 % en 2012, à presque 5 milliards d'euros.

Cependant, Areva fausse un peu l'analyse. Le groupe nucléaire avait enregistré une perte historique en 2011, résultant de dépréciations passées à la suite du rachat d'UraMin, de la catastrophe de Fukushima et de retards d'un chantier. Aussi, en retraitant les résultats d'Areva, les bénéfices du CAC Mid & Small baisseraient de 15 %. Une performance tout à fait honorable, puisque les entreprises du CAC 40, sur une base équivalente, ont vu, elles, leurs résultats fondre de 23 %, entre 2011 et 2012. «  On oublie souvent que certaines PME et ETI - comme Bolloré, Ingenico, Plastic Omnium, etc. - sont des championnes à l'international. Elles sont ainsi parvenues à tirer profit de la croissance des pays émergents. En outre, bon nombre de sociétés sont spécialisées dans des niches qui résistent à la crise, à l'image d'Orpea ou Eurofins Scientific », souligne Denis Scherrer, chez ID Midcaps. « Elles sont souvent capables de mieux s'adapter en période de crise », ajoute Vincent le Sann, chez Portzamparc.

Toutefois, il y a d'énormes disparités dans l'univers des petites et moyennes valeurs. Les plus grosses, c'est-à-dire celles du Mid 60, sont celles qui ont le mieux résisté.

Des chiffres d'affaires en hausse

En termes de revenus aussi, les petites et moyennes capitalisations se sont mieux tenues que leurs grandes soeurs. Elles enregistrent une hausse de 5,3 % de leur chiffre d'affaires, alors même que celui du CAC 40 ne progresse que de 4,5 %. « Et la croissance a été rentable, le niveau de marge opérationnelle (4,9 %) a été maintenu, reprend Denis Scherrer. Il est souvent plus facile d'aller chercher de la croissance lorsqu'on est une petite société dynamique qu'un mastodonte. O n a vu aussi de belles opérations de rapprochement, par exemple chez Rubis ou Ipsos. » Compte tenu de l'environnement économique morose, la progression apparaît cependant moins forte que par le passé (8,2 % en 2011). « Il y a eu un coup d'arrêt dans la deuxième partie de l'année. Les valeurs les plus exposées à l'Europe de l'Ouest ont davantage souffert. »

Une belle performance boursière

En Bourse, l'indice CAC Mid & Small conserve une belle avance par rapport au CAC 40 (respectivement + 5,8 % contre 2,3 % depuis le début de l'année), grâce aux « midcaps ». Il est ainsi en route pour une huitième année de surperformance en une décennie.

Le segment a été moins pénalisé ces dernières semaines par les craintes relatives à la Réserve fédérale américaine. Il comprend moins de grosses valeurs bancaires que l'indice vedette. «  Lorsqu'il y a une vraie rupture de marché, les petites et moyennes capitalisations sont en première ligne, comme après la faillite de Lehman Brothers, mais lorsqu'il s'agit d'une simple correction, elles sont en général relativement préservées, la typologie des investisseurs étant différente, souligne Vincent le Sann. En outre, même si les discours des chefs d'entreprise sont prudents pour 2013, compte tenu de l'absence de visibilité, beaucoup estiment que le pire est passé. Ce qu'espèrent aussi les investisseurs. » Le consensus des analystes prévoit ainsi une croissance de 10 % des bénéfices par action cette année, puis de 18 % en 2014.

Les multiples de valorisation sont toutefois revenus aux niveaux observés ces dernières années. « Ce qui laisse peu de place à l'erreur », observe Denis Scherrer. Les écarts se sont accrus. En particulier, les valeurs en croissance ont été récompensées par la Bourse, ce qui les rend plus vulnérables à d'éventuelles mauvaises surprises. « Beaucoup d'investisseurs espèrent trouver le nouveau Iliad ou Gemalto dans l'univers des petites et moyennes valeurs, mais il n'y a pas que des "success stories" », conclut-il.

Marina Alcaraz

(1) Hors sociétés financières, foncières, hors situations spéciales (notamment les sociétés qui n'ont pas publié leurs comptes), et hors sociétés étrangères.