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Pourquoi les marchés défient la morosité

Le CAC 40 évolue au-delà des 4.000 points, à son plus haut niveau depuis deux ans ; Wall Street enchaîne les records.

Pourquoi la bourse monte

Les investisseurs sont guidés par deux thématiques : l'abondance des liquidités et la recherche des rendements.

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Les marchés défient la morosité ambiante. Le CAC 40 a franchi vendredi le cap symbolique des 4.000 points et s'est installé hier à son haut niveau depuis deux ans, jour pour jour. A Francfort, le DAX est à des plus hauts historiques, tandis que, à New York, les grands indices américains volent chaque semaine de record en record. Les investisseurs auraient pourtant bien des raisons de douter : confirmation de la récession en Europe, et notamment en France ; statistiques économiques peu encourageantes depuis une semaine aux Etats-Unis, où les incertitudes se font de plus en plus vives sur la manière dont la Réserve fédérale va adapter sa politique monétaire à la conjoncture ; résultats mitigés des entreprises de part et d'autre de l'Atlantique…

 
 

Les marchés sont en fait guidés depuis plusieurs mois par deux thématiques qui emportent tout sur leur passage : l'abondance de liquidités et la recherche effrénée de rendements. Grâce au soutien apporté par les banques centrales du monde entier, les investisseurs disposent d'énormes masses d'argent et ils se dirigent vers les classes d'actifs encore à même de leur offrir un certain niveau de rémunération, comme les actions. « Les marchés montent parce que les taux sont très bas partout dans le monde et les investisseurs recherchent du rendement, ce qui les pousse à prendre plus de risques », résume Eric Turjeman, responsable des expertises gestion actions chez Amundi.

Mais les marchés peuvent-ils avoir raison longtemps contre l'économie réelle ? L'histoire boursière de ces trente dernières années montre que, jusqu'en 2009, une hausse des actions en l'absence de croissance économique a toujours été suivie d'une reprise de l'activité. « Cette configuration s'observe en 1985-1986, 1993, 1998 et 2009 », observe l'économiste de Natixis, Patrick Artus. Mais, aujourd'hui, les perspectives de reprise économique paraissent encore lointaines, au moins en Europe. « Faut-il être plus patient aujourd'hui ou bien y a-t-il une nouvelle logique de fonctionnement du marché des actions ? » s'interroge Patrick Artus

Evolution « en tôle ondulée »

En tout cas, beaucoup d'intervenants ne cachent pas leur prudence. « Depuis mi-mars, les marchés européens sont soumis à deux forces contraires : le contexte d'hyperliquidité et la récession ; ces deux forces se relaient et devraient dessiner une évolution des marchés en tôle ondulée », avance Pierre Sabatier, chez PrimeView.

De son côté, Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse, reconnaît que « l'échaffaudage [de la hausse des Bourses, NDLR] est un peu fragile » et affirme que « tout le monde dans les salles de marché est dans les starting-blocks pour vendre et prendre ses bénéfices », si un événement inattendu survenait.

Contrairement au Dow Jones ou au DAX, le CAC 40 reste loin de son record absolu. Il avait été touché en septembre 2000, à 6.922,33 points. Il faudrait donc un bond de plus de 70 % pour qu'il renoue avec ce niveau ! « C'est dur à admettre pour les Français pour qui la Bourse est toujours en berne, par rapport à il y a plus de dix ans quand le CAC 40 a atteint près de 7.000 points »,, note Eric Turjeman.

G. M. et S. Ro. Les Echos