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Chantana Ward : « La hausse du marché japonais est loin d’être terminée »

Chantana Ward (Gérante du fonds Comgest Japan, chez Comgest) fait le point sur le marché japonais : quelles perspectives pour les investisseurs ?

Bourse, perspective du marché japonais

bourse_marche_actions_japon.jpgDans quel état économique le Japon se situe-t-il  ?

Les indicateurs économiques japonais ont commencé à s’améliorer. La croissance du PIB est attendue en progression de 3.1 % au 1er trimestre de 2013 par rapport au trimestre précédent, de 1,3% pour l’ensemble de 2013 et de 2.3% pour 2014.

 
 

L’indice de confiance des consommateurs s’est amélioré. Les citoyens japonais ont le sentiment que le pays va se retourner économiquement. La demande des ménages a crû de 5 % environ en mars. Elle pourrait accélérer encore un peu en avril. Les ventes des produits haut-de-gamme connaissent une croissance à deux chiffres depuis le début de l’année. De nombreuses entreprises japonaises ont annoncé qu’elles allaient augmenter les salaires et les bonus, comme la chaîne de supermarchés Lawson qui prévoit entre 3 % et 5 % de hausse de salaire ou encore le constructeur automobile Toyota.

Dans le même temps, les prix de l’immobilier – loyers des bureaux, immobilier résidentiel dans les quartiers phares de Tokyo - se redressent. Le taux de vacance des locaux tertiaires, de 3 % à 4 %, n’a jamais été aussi bas.

En outre, pour la première fois depuis huit mois, les ventes de voitures, bus et camions se redressent de 2 %.

Davantage confiantes dans l’avenir, les personnes âgées, qui détiennent beaucoup d’épargne, commencent à dépenser à nouveau. L’accident nucléaire de Fukushima, qui a touché fortement les différents secteurs de l’économie nippone, semble avoir désormais moins d’impact.

L’économie japonaise devrait aussi bénéficier des mesures structurelles lancées par le nouveau gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe, dans le cadre de sa politique des « trois flèches ». Les deux premières, qui ont déjà été initiées, sont fiscales et monétaires. La troisième, qui va débuter à partir de juin et qui vise à compléter l’arsenal afin de promouvoir une croissance durable de l’économie, concerne des réformes et mesures diverses pour soutenir les ménages et les entreprises, par la dérèglementation de différents marchés et la conclusion d’accords de libre-échange.

Si le premier ministre parvient à réaliser si ce n’est que la moitié de son programme, ce sera une bonne nouvelle pour le Japon.

La hausse de Kabuto-Chô va-t-elle se poursuivre ?

La flambée des indices japonais depuis la mi-novembre 2012 est loin d’être terminée même si l’on assistera très certainement à un peu de consolidation. La valorisation actuelle de la Bourse japonaise - 12 à 13 fois en termes de rapport cours/bénéfices pour 2013 - est comparable à celle du marché américain.

Si la politique du Premier ministre Abe commence à se réaliser, ce sera un moteur de soutien du marché. Les chances sont bonnes qu’il y parvienne. Son parti, le PLD, détient déjà une solide majorité à la chambre basse. Lors d’élections prévues en juillet prochain, il devrait remporter également la chambre haute : selon les sondages, Mr. Abe bénéficie d’un taux de soutien de 76%, un record historique. S’il est élu, Si le LDP remporte la chambre haute, pour les trois ans à venir, le gouvernement devrait donc avoir toutes les cartes en main, sans réelle opposition, pour mettre en place sa politique.

Actuellement, les investisseurs étrangers sous-pondèrent de 35 % le marché japonais dans l’allocation des fonds globaux. Or, si les fonds de pension et les investisseurs privés japonais, commencent à anticiper une reprise de l’inflation, ils sont susceptibles de réallouer une partie de leurs actifs monétaires en faveur des actions nippones, ce qui va également être favorable au Kabuto Cho.

La saison des résultats annuels des entreprises a débuté. Comment se portent les grands groupes japonais ?

Dans les rencontres régulières que j’effectue avec les entreprises japonaises, c’est la première fois cette année que je vois leur management un peu optimiste sur l’activité économique du pays et de leurs sociétés.

Pour mars 2014, les prévisions de bénéfices par actions des sociétés ont globalement été revues à la hausse : + 6.5 % pour le chiffre d’affaires et + 45 % pour les bénéfices. Beaucoup de groupes sont solides et disposent d’une importante trésorerie. Les acquisitions à l’étranger pourraient donc se poursuivent.

La baisse du yen a contribué à faire grimper la Bourse japonaise. Les sociétés japonaises, fortement exportatrice pour la plupart, avaient en effet établi leurs prévisions de résultats sur la base d’un taux de change de 90 à 95 yens par dollar et de 110 à 115 yens par euro. Or, du fait de la baisse de la monnaie nipponne en deçà de ces anticipations, leurs résultats ont été meilleurs que prévus.

A ce jour, seuls un peu plus de 20 % des entreprises japonaises ont annoncé leurs résultats, qui sont un peu supérieurs à ce qui était attendu. Globalement, le chiffre d’affaires croît de 3 % à 4 % et les bénéfices de 14 %. Ces résultats n’ont toutefois pas tous bénéficié de l’impact de la faiblesse du yen, car ils intègrent aussi une couverture contre le risque de change de six mois à un an. L’impact de la baisse du yen se fera donc réellement sentir dans les comptes des entreprises à partir des résultats du premier semestre 2014.

Quels sont vos titres favoris ?

Comme pour l’ensemble des fonds gérés par Comgest, la gestion de Comgest Japan repose uniquement sur la sélection des actions au cas par cas, indépendamment de toute référence à un indice boursier et sans biais sectoriel.

Nous investissons dans un choix resserré d’une petite quarantaine de valeurs, reflet de nos convictions. Les sociétés, dont l’activité présente de barrières à l’entrée élevées, leaders dans leurs produits ou services et qui ont des parts de marché à l’international importantes, ont nos faveurs.

Nous avons acquis, par exemple, Makita, qui pèse à peu près 5 % du portefeuille. C’est un leader mondial de l’outillage électro portatif professionnel, qui détient au niveau mondial 25 % de parts de marché du secteur de l’outil de bricolage et 35 % parmi les utilisateurs professionnels. En dépit de sa forte exposition au marché européen, en difficulté, le groupe a réussi à y accroître ses marges, qui sont de 16 % contre 10 % à 12 % pour ses concurrents. Nous croyons également à Unicharm, spécialisée dans les couches pour enfants et personnes âgées et les serviettes hygiéniques, qui a vu son chiffre d’affaires augmenter de 14 % et ses bénéfices de 34 % en 2013. Numéro un au Japon, l’entreprise rencontre un grand succès en Asie, dont en Chine où elle y est devenue le numéro 2 des couches pour bébé, un marché en pleine explosion.

Nous détenons United Arrows, qui fabrique et distribue des vêtements pour jeunes. Son activité est comparable à Zara, mais en plus haut-de-gamme. Depuis plus de 10 ans, le chiffre d’affaires de l’entreprise, pourtant purement locale, progresse chaque année. Dans ce secteur, nous avons aussi investi dans Fast Retailing, entreprise innovante, qui vend des vêtements de bonne qualité à prix raisonnable. Son expansion à l’étranger est une réussite surtout en Asie (Corée, Chine et Singapour).

Anne-Sophie Vion