Bureau Veritas : un leader de l’inspection au parcours volatil

Le numéro deux de l’inspection, de la classification et de la certification connaît depuis quelques années un parcours boursier plus difficile.

Bureau Veritas

Introduite en Bourse en octobre 2007 au prix de 9,44 euros (en tenant compte de la division par 4 du nominal le 21 juin 2013), l’action de Bureau Veritas cote aujourd’hui près de 20 euros, pour une capitalisation boursière de 8,8 milliards d’euros. Le groupe est toujours contrôlé par Wendel qui détient 50,9 % des parts, aux côtés des dirigeants à environ 1 % du capital.

Depuis son plus haut historique à 24,78 euros en mars 2013, le titre ne fait plus rien. En début d’année, la société a connu un parcours plus volatil, en particulier après que SGS, le leader mondial du secteur, a averti que la croissance qu’il anticipait en 2015 serait sans doute plus faible qu’initialement prévu. En effet, le groupe suisse vise 4 % à 6 % de croissance, à changes constants, contre 6 % à 9 % auparavant.

Jusqu’à récemment, Bureau Veritas était à la fois une histoire de croissance, une « machine à cash » et un groupe très diversifié avec pas moins de huit divisions.

Entre 2009 et 2013, malgré un environnement économique et financier difficile, voire volatil, la société a dégagé chaque année en moyenne 300 millions d’euros de cash-flow libre. Durant cette même période, le résultat net ajusté est passé de 273,5 millions d’euros à 397 millions d’euros.

La croissance des ventes a été très soutenue depuis l’introduction en Bourse, en grande partie grâce aux opérations de croissance externe réalisées de façon continue par le groupe. Récemment, BVI a annoncé le rachat d’un acteur chinois spécialiste de l’inspection et de la certification des jouets.

La diversification des activités est en soi une bonne chose, mais avec une chute du cours des matières premières et les prix du fret maritime, certaines divisions, comme Marine, qui comptent parmi les plus gros pourvoyeurs de profits à la société, connaissent une situation plus délicate depuis quelque temps. L’un des défis de BVI est donc de démontrer qu’il peut préserver ses marges et continuer à dégager d’importants flux de trésorerie - ce que le marché jugera sur pièce avec l’annonce des résultats 2014 le 26 février.

Le plan stratégique du groupe vise de passer la barre de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires (contre 4,16 milliards attendus en 2014). Un objectif que le marché ne voit toutefois pas atteint d’ici 2016, preuve que le groupe a encore pas mal de chemin à parcourir.

MorningStar