Investisseurs français : parmi les moins téméraires au monde

D’après une étude américaine les investisseurs particuliers français seraient parmi les moins satisfaits de la performance de leurs investissements.

Profil des investisseurs français

La presse reprend ce matin les grandes lignes d’une étude publiée lundi par la société de gestion américaine Legg Mason qui conclut que les investisseurs particuliers français comptent « parmi les moins téméraires au monde ». Explications.

Une étude couvrant 13 pays

L’étude couvre 13 pays et ce sont 3.028 entretiens qui y ont été effectués entre fin 2012 et début 2013 auprès de personnes comprises dans une tranche d’âge entre 40 et 75 ans. L’étude ciblait les investissements de plus de 200 000 dollars comprenant les placements immobiliers mais hors résidence principale ou secondaire.

Des Français déçus du rendement de leur portefeuille

Il ressort de l’étude qu’à peine 7% des investisseurs sont  « très satisfaits du rendement de leur portefeuille », ce dernier ressortant pour près de la moitié des Français inférieurs à leurs attentes. Avec de tels chiffres les investisseurs français sont parmi les moins satisfaits de la planète.

Des Français déçus de leurs placements mais prudents et peu enclins à prendre davantage de risque, révèle l’étude. Moins de 30% des investisseurs français seraient prêts à prendre plus de risque.

Des investisseurs très prudents

« Protéger leur patrimoine plutôt que de le faire fructifier », tel serait selon l’étude l’objectif de l’investisseur français. Démonstration de ce manque d’appétence au risque grâce à l’examen de leur comportement vis-à-vis des actions. « Ils sont à peine 50% à estimer que c'est le moment d'investir dans cette classe d'actifs, contre 74% des investisseurs américains, affirme l’étude ».

Une préférence pour les placements hexagonaux

Cela n’est pas une nouvelle les Français préfèrent les obligations et … l'immobilier. De même, ils ne recherchent pas l’exotisme en matière de placements et préfèrent placer « chez eux », en France. Les raisons invoquées seraient « les incertitudes mondiales, le manque de transparence et le niveau de risque excessif ».