Reportage : dans les allées du Midcap Event 2011

Vendredi dernier, nous avons couvert une journée entière du salon Midcap Event 2011, dédiée aux mid-capitalisations boursières. Un évènement réunissant investisseurs et entrepreneurs.. Reportage.

Reportage : dans les allées du Midcap Event 2011

REPORTAGE - Dès les premiers pas dans la grande salle de la Bourse, l'ambiance perçue par le visiteur y est studieuse, concentrée. Des discussions attablées, à 2 ou 3 personnes maximum, la plupart du temps autour de quelques documents imprimés, en couleur, montrant des produits ou une stratégie commerciale en "bullet points". C'est ça, le "Midcap Event touch" : une sorte de "Meetic de la Finance", qui créé l'opportunité de rencontres... et plus si affinités.

Les 22 et 23 septembre derniers se tenait en effet à la Bourse de Paris le salon Midcap Event 2011. Une manifestation permettant de connecter investisseurs et entrepreneurs, sous la forme de rencontres en "one to one" (face à face) et aussi de points marchés donnés par des entreprises devant les analystes.

Premier constat sur site : la fréquentation du salon fait bien mentir les peurs actuelles que suscitent la bourse et les marchés financiers. Paralysie ? Manque d'initiative ? Que nenni. Du business veut se faire, avancer dans ses financements, et les projets sont nombreux.

Au bilan chiffré de cette édition 2011, il ressort les repères suivants, livrés par Caroline Gilliume, de la direction de CF&B Communication, organisateur : 800 personnes reçues en 2 jours, et plus de 3000 rendez-vous effectués, avec 360 fonds européens présents. C'est une certaine voilure, même si -nous avons pu le constater- la journée du vendredi 23 était assez rythmée par les réactions aux plongeons des marchés financiers... (cf : galerie photos).

Le besoin de se rencontrer

Pour rappel : il faut savoir que ce salon existe depuis 12 ans, appuyé sur une solide base de données de sociétés small and midcaps. Un scope assez large, puisque "les capitalisations peuvent débuter à 7 millions d'euros pour aller jusqu'à 5 à 7 milliards d'euros", posent les organisateurs. C'est ainsi que des grands pavillons comme Cap Gemini ou encore Air France viennent sur cet évènement. Pour cette dernière, il était intéressant de voir qu'elle se livrait, dans les meeting rooms dédiés, au même exercice que pour les autres sociétés : expliquer ses résultats, détailler ses marchés, et surtout répondre aux questions titillantes et pointues des analystes.

Tous les participants, grands ou petits, partagent le même besoin : à l'époque des réseaux sociaux en ligne et place de marchés virtuelles, "les gens veulent se voir, se rencontrer. C'est un patron qui peut parler directement à ses investisseurs, et c'est précieux".

Laurent Dupin