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Marchés boursiers : qu'attendre de la politique de la BCE ?

Quels seront les répercussions de la politique de quantitative easing récemment mise en place par la BCE ?

Extrait d'une conférence live réalisée avec Victoire de Trogoff - gérante actions européennes - et Hubert Tassin.

Encore un mot sur Mario Draghi. Il a finalement annoncé qu'il allait se mettre au quantitative easing - avec du retard par rapport aux autres banques européennes. Est-ce que c'est ça aussi le rebond

Hubert Tassin - De 2012 à 2014, la BCE a réduit la taille de son bilan de pratiquement un tiers. Celui-ci est passé de 3 000 milliards à 2 000 milliards.

En annonçant qu'il allait faire le chemin dans l'autre sens, Mario Draghi offre un afflux de liquidité qui va valoriser les actifs. Pour ce qui est de la reprise du marché du crédit et du redémarrage de l'activité, ça va être plus compliqué.

Enfin, nous avons quelque chose sur le dollar. Le dollar monte pratiquement contre toute monnaie mais singulièrement contre l'euro.

Victoire de Trogoff - Comme toujours, les taux sont la clé de ce qui se passe sur les marchés boursiers. Ainsi, le grand événement de 2014, c'est ce qui s'est passé sur les taux longs américains.

En début d'année, tout le monde demandait à ce que ces taux remontent, tout le monde était positionné pour la remontée des taux américains, une position que tout le monde a pris à contre-pied. La conséquence boursière sur les marchés actions, cela a été une superformance des marchés qui bénéficient des taux longs durablement bas. C’est-à-dire, les secteurs à duration longue. En d'autres termes, ce sont les utilities, les pharma, les grandes majors pétrolières, les infrastructures, les grandes sociétés de service.

Pourquoi les taux sont-ils la clé des marches ?

Hubert Tassin - On compare des investissements entre eux. Si vous avez - comme ça a été le cas il y a une vingtaine d'années - des taux réels très positifs, c’est-à-dire que vous avez une inflation à 5 % et des taux à 7 % ou 8 % : les actions, l'immobilier sont en compétition avec des investissements qui rapportent réellement.

Aujourd’hui, les taux sont très faibles. Il y a beaucoup de liquidités injectées par les banques centrales. L'ambition est que toutes ces liquidités aillent dans l'économie. Mais elles vont aussi bien évidemment servir à la valorisation des marchés. Or, on compare - avec des calculs plus ou moins savants - les valorisations des actions et des obligations.

C'est le piège qui nous attend n'est ce pas ? On a des indices de valorisation niveau mondial qui sont très hauts avec la crainte de voir les taux américains remontés et un possible retournement de tendance. C'est ça le cauchemar du gérant actuellement ?

Victoire de Trogoff - Il y a deux raisons pour lesquelles les taux sont si importants sur les marchés. La première c'est que les taux servent d'actualisation des flux futurs. Si les taux sont bas, on paye plus cher les résultats futurs : ça fait monter les marchés actions.

L'inverse est vrai. Si les taux remontent on va les actualiser sur des taux plus élevés. Cela signifie des justifications de valeur plus faibles. Ceci dit, même si les marchés boursiers ont montés, ils n'ont pas autant monté que ce que la baisse des taux aurait suggéré.

Même si les taux ont tendance à monter, est ce que cela aura un impact sur cette valorisation à long terme des actions ? Ce n'est pas certain.

L'autre chose qu'il faut dire c'est que le taux est équivalent à la somme de la croissance et de l'inflation. Si les taux baissent cela peut aussi vouloir dire que l'anticipation de croissance et d'inflation s'amoindrit. Comme la somme des deux est de plus en plus faible, cela peut traduire un manque de confiance dans la croissance ou un ralentissement de l'inflattion.

Hubert Tassin - La bonne nouvelle peut être une mauvaise nouvelle. Quand Mario Draghi accélère violemment ses investissements, cela peut vouloir dire qu'il a des indicateurs qui lui font craindre de la récession et peut être de la déflation.
 

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