Ecoscope : les trackers, comment ça marche ?

Destinés d’abord aux investisseurs institutionnels, aujourd’hui, c’est auprès des particuliers que les trackers ont la cote. Le point sur les trackers

Apparus aux États-Unis dans les années 90 et une dizaine d’années plus tard dans l’hexagone, les trackers (appelés aussi ETF pour Exchange Traded Funds) sont des fonds.

Ils sont cotés en continu. Ils répliquent les performances d’une valeur support appelée le sous-jacent. Et ce sous-jacent peut-être de différentes natures… indices, paniers d’actions ou d’obligations, ou encore matières premières

Les différents types de trackers

  • Les trackers indiciels

Les trackers indiciels sont les plus échangés. Ils reproduisent non seulement des indices de marchés actions internationaux, comme le CAC 40, le DAX 30 ou encore le Dow Jones, mais aussi des indices obligataires.

Un épargnant qui souhaite diversifier son patrimoine en Bourse peut ainsi investir dans un tracker pour suivre, par exemple, l’évolution d’un indice comme le CAC 40. Cela permet de profiter de l’évolution de cet indice sans avoir à acheter ni à suivre la répartition de chacune des 40 valeurs qui composent cet indice.

  • Les trackers sectoriels

Deuxième catégorie, les trackers sectoriels. Ils permettent de suivre un secteur : secteur bancaire, automobile, pharmaceutique etc. Il peut aussi s’agir de matières premières comme l’or, le pétrole ou le gaz. Dans ce cas, on parle de trackers commodities.

Le choix du sous-jacent étant très large, l’atout majeur de ce véhicule de placement, c’est la diversité. Si les trackers peuvent suivre des indices ou des secteurs, il existe aussi d’autres types de trackers

  • Les trackers de stratégie

Les trackers dits « de stratégie » répliquent des styles de gestion, comme la gestion value par exemple. Cette dernière méthode consiste à miser sur des valeurs sous cotées ou délaissées par les investisseurs sur lesquelles le gérant anticipent un regain d’intérêt dans les mois suivants.

  • Les trackers actifs

Les trackers actifs sont les produits les plus spéculatifs et donc les plus risqués. Leur principe ? S’adosser à un indice mais pas forcément pour en suivre la performance. Ils peuvent au contraire suivre volontairement une orientation inverse, ou encore amplifier la tendance grâce à un coefficient multiplicateur.

Souscrire des trackers, quels risques ?

Les trackers sont des produits financiers parmi les plus spéculatifs et présentent un risque de perte de capital. Avant de vous lancer, il est nécessaire que vous soyez un investisseur avertir pour définir le ou les sous-jacents qui correspondent le mieux à votre profil de risque.

Comment souscrire un tracker ?

Les trackers se négocient aussi facilement qu’une action ordinaire sur les marchés. Il suffit de passer un ordre auprès d’un prestataire de gestion et de gérer son tracker au sein de son compte titres, ou d’intégrer le tracker au sein d’un PEA (plan d’épargne en actions), car beaucoup d’entre eux y sont éligibles. Cela offre la possibilité d’élargir le périmètre d’investissement de son PEA, à partir des sous-jacents véhiculés par les trackers.

Côté gestion maintenant. Contrairement aux OPCVM, les trackers, ne nécessitent pas de suivi actif de la part d’un gérant… ils offrent ainsi des frais de gestion inférieurs aux OPCVM.

En revanche, les trackers ne comportent ni droit d’entrée, ni de sortie, les trackers font tout de même l’objet de frais de courtage, tout comme les actions.

Et tout comme les valeurs mobilières, le régime fiscal est le même. Dividendes, coupons ou plus-values sont ajoutés aux revenus de l’investisseur, et imposés au barème progressif de l’impôt sur le revenu

 

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