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Euler Hermes: "La tarification un de nos principaux combats"

Dans 1 contexte de reprise économique, Euler Hermes s'attend à 1 recul des défaillances d'entreprises dans le monde en 2011. 1 amélioration déjà entamée en 2010 et qui devrait se poursuivre (…)

Euler Hermes:

Interview de Wilfried Verstraete, président du directoire d'Euler Hermes - EULER HERMES

Euler Hermes dispose de son propre service de recherche économique. Quelle est votre point de vue sur la conjoncture économique aujourd'hui ?

On constate un rétablissement de l'économie mondiale. Au premier trimestre 2011, la croissance a légèrement dépassé nos prévisions. Cela est dû en partie à un effet prix et au restockage opéré par les entreprises. Mais plusieurs facteurs risquent de limiter cette croissance, en particulier dans les pays développés: faible dynamisme des pays européens, menace d'une remontée des coûts de production (matières premières, coût du travail), resserrements monétaires, volatilité des taux de change… Nos assurés reconstituent leurs stocks, mais ce phénomène, positif pour l'économie mondiale, va s'essouffler au cours des prochains mois.

Comment cette conjoncture se traduit en termes de défaillances d'entreprise ?

Il y a quelques mois, nous tablions sur une baisse de 5% des défaillances d'entreprises en 2011. Nous prévoyons aujourd'hui un recul de 7%. Certains pays ne verront cependant pas d'amélioration cette année: la Grèce, le Portugal, et vraisemblablement le Japon. D'autres vont mieux s'en sortir que la moyenne, comme les pays d'Europe du Nord, tirés par la croissance allemande.

Mais il faut souligner que la baisse du nombre de défaillances au niveau mondial en 2010, 2011 et sans doute 2012 ne suffira pas à effacer la forte hausse des années 2008 et 2009.

Nous sommes dans une période de transition: la crise se termine, mais la reprise n'est pas encore nette et franche. En témoigne la chute libre du secteur automobile en France depuis la fin des mesures de soutien de l'Etat. Le bâtiment repart doucement, sauf en Espagne. Aux Etats-Unis, la construction est pénalisée par un stock d'invendus considérables (encore 3 millions d'habitations). La chimie et la pharmacie se portent bien, la métallurgie et la sidérurgie opèrent un net rebond.

Dans ce contexte, comment évolue l'activité d'Euler Hermes ?

Nous avons publié un chiffre d'affaires de 544 millions d'euros en croissance de 7,7% au titre du premier trimestre 2011, pour un résultat net de 75 millions d'euros. Nous profitons encore en 2011 de la retarification de notre portefeuille en 2009 et 2010, années durant lesquelles nous avons augmenté nos prix respectivement de 14% et 8%. Par ailleurs, nous avons mis en œuvre en 2008 et 2009 un plan d'action sur notre prise de risque qui nous a permis de réduire drastiquement notre taux de sinistralité (coût des sinistres rapporté aux primes, NDLR). Ce ratio est passé de 82% en 2009 à 42% fin 2010. Au premier trimestre 2011, le taux est remonté à 49%, car nous avons décidé d'augmenter de nouveau notre exposition. Concrètement, nous accordons davantage de lignes de crédits, à des entreprises dont le profil est plus risqué. Nous ne touchons en effet des primes que pour les risques que nous couvrons, s'il y a adéquation entre le risque souscrit et la somme des primes, nous sommes gagnants.

Vous avez pointé du doigt une concurrence accrue, qui vous a conduit à réduire vos tarifs de 5% lors du renouvellement de la moitié de votre portefeuille en début d'année…

Cette baisse doit être relativisée puisque nos prix ont augmenté de 25% les deux années précédentes. La tarification est aujourd'hui l'un de nos combats les plus importants. La concurrence était affaiblie en 2009, voire en 2010. La plupart de nos concurrents tentent à présent de reconquérir les parts de marché perdues. En outre, le taux de sinistres ayant fortement reculé, nos clients s'attendent aussi à ce que les tarifs baissent. Pour contrer ce phénomène, nous capitalisons sur la qualité de notre souscription de risque et la qualité de notre service.

Quels sont vos atouts face à la concurrence ?

Ce qui nous différencie, c'est d'abord notre taille. Nous sommes le numéro un mondial et nous dominons notamment les marchés français, allemand, britannique, italien, polonais… C'est un métier où la taille est déterminante. Nous avons aussi l'avantage de présenter un bilan solide, avec un endettement nul et plus de 2,1 milliards de fonds propres. Notre rating AA- n'a jamais été révisé pendant la crise.

La réglementation européenne Solvabilité II, qui régira le niveau de fonds propres des compagnies d'assurance, entrera en vigueur le 1er janvier 2013.Etes-vous prêts ?

Nous nous y préparons très activement mais pour nous Solvabilité II, qui coûte beaucoup d'argent et d'efforts, ne sera pas un problème. La simplification de notre structure est en cours. A terme, il n'y aura en Europe plus que trois compagnies d'assurance en France, en Belgique et en Allemagne. Les autres entités européennes deviendront des succursales de la filiale belge. Euler Hermes ne présentera donc plus que trois bilans en Europe, ce qui nous évitera un millefeuille de sociétés, coûteux en fonds propres.

Quelles sont vos ambitions en Europe ?

Euler Hermes a connu deux années record en 2009 et 2010, en termes d'acquisition de nouveaux clients. La crise étant passée par là, la perception du risque a totalement changé. Nous avons encore des ambitions de croissance en Europe, qui représente plus de 70% de notre activité. D'ailleurs, nous tablons en 2011 sur une croissance de 5 à 6%, qui sera essentiellement alimentée par les marchés européens. La croissance est certes plus rapide dans les pays émergents, mais nous ne voyons pas de rééquilibrage géographique de notre activité avant 10 ou 15 ans.

Où se trouvent vos relais de croissance ?

Nous avons identifié cinq zones prioritaires: la Chine, les Pays du Golfe, la Turquie, le Brésil et la Californie. En Chine et au Brésil, nos assurés et prospects réclament des couvertures de risque crédit sur les entreprises locales. Dans les Pays du Golfe, nous avons connu une forte hausse de la demande, avec une excellente rentabilité. En Turquie, pays en pleine croissance, le marché de l'assurance crédit est jeune, nous entendons nous positionner pour y gagner des parts de marché. Aux Etats-Unis, le métier existe depuis très longtemps, mais il s'est concentré sur la côte Est et la région des Grands Lacs, sur des secteurs très traditionnels comme la sidérurgie. Nous travaillons déjà en Californie (dont le PIB est équivalent à celui de l'Italie), mais nous comptons nous y développer encore très fortement dans les années à venir.

Vous développez également d'autres métiers que l'assurance crédit traditionnelle (80% du chiffre d'affaires) ?

Le recouvrement des créances commerciales est un service annexe que nous voulons étendre. Nous avons une expérience et une expertise inégalées dans ce domaine, en particulier dans le recouvrement international. Nous attendons également une forte croissance de l'activité de caution et nous avons lancé cette année une activité de couverture du risque politique. Les récents événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient démontrent qu'il s'agit d'un risque difficile à prévoir, qui peut se déclencher très rapidement.

Quels sont vos objectifs pour l'exercice 2011 ?

Les perspectives pour l'année sont bonnes. Nous visons un résultat net solide, proche de celui dégagé en 2010 (294 millions d'euros).

Propos recueillis par Muriel Breiman