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ITW : J. Stern, Pdg d'Edenred

Le patron du leader mondial des titres de services prépayés (Ticket Restaurant…) a confirmé ses objectifs (…)

ITW : J. Stern, Pdg d'Edenred

Vos objectifs de croissance pourront-ils être tenus en 2012 malgré le ralentissement économique, alors que les effets des nouveaux produits et des nouveaux pays ne se font pas encore pleinement sentir ?

Nous visons une croissance du volume d'émission (le nombre de titres multiplié par leur valeur faciale), à périmètre et taux de change constants, comprise entre 6 et 14% en moyenne de 2010 à 2016. Cet objectif tient compte des hauts et des bas du cycle économique. Même en cas de récession forte en 2012, la croissance organique sera supérieure à 6% et même largement au-delà. Le levier de la hausse du taux de pénétration sur les marchés où nous sommes présents apporte une croissance de 5% cette année, en haut de l'objectif de 2 à 5%. Une petite faiblesse est possible en Europe, en liaison avec le niveau de l'emploi salarié. Toutefois, lors de la crise de 2009, en France, malgré la baisse de 1 à 2% du nombre de bénéficiaires de titres Restaurant, le volume des titres émis avait tout de même progressé de 2 à 3%. Idem en Italie.De plus, les pays émergents représentent 57% des volumes. Au Brésil, notre premier pays en volume (devant la France, le Mexique et l'Italie), deux millions d'emplois salariés sont créés par an. Compte tenu d'un taux de pénétration de 15%, cela représente 300.000 bénéficiaires de plus, dont 100.000 pour Edenred dont la part de marché est d'un tiers.

Quant au levier que représente la hausse des valeurs faciales, il apporte une croissance d'un peu plus de 3,5% cette année, dont 6,5% au Brésil ou cette inflation suit celle des salaires.

S'agissant de l'implantation dans de nouveaux pays, il est vrai qu'elle ne devrait apporter 1 à 2% de croissance qu'après 2014, le temps d'y développer nos affaires. Un surcroît de croissance de 1 à 2%, cela implique tout de même 100 à 120.000 bénéficiaires de plus. Nous travaillons sur une quinzaine de pays, presque tous émergents, pour en choisir 6 à 8 d'ici 2016. Nous venons de nous lancer en Finlande, et un ou deux autres pays devraient suivre en 2012. Le quatrième levier est celui des nouvelles solutions. Il va monter en puissance plus rapidement. Sa contribution à la croissance organique doit passer de 0,7% en 2011 à un objectif de 2 à 4% dès 2013.

Quelles opportunités de nouveaux services vont apparaître avec la numérisation, les titres imprimés devenant des cartes ?

Elles sont nombreuses. Dans le domaine stratégique des frais professionnels par exemple, nous avons introduit en Italie, avant d'autres pays, une carte prépayée par l'employeur utilisable dans tout le réseau de notre partenaire Mastercard. Il s'agit d'un réseau ouvert, et non pas comme d'habitude limité aux commerçants affiliés. La carte est paramétrable à volonté, pour plafonner les dépenses par nature (hôtels, restaurants, essence) ou par période (hors week-end, de telle heure à telle heure…). Cette solution ne pourrait pas exister avec des titres papier, car la vérification doit être immédiate. Autre exemple: nous avons développé au Chili une carte créditée par le gouvernement et allouée à quelques 100.000 étudiants pour leur déjeuner. La carte est paramétrée pour permettre l'achat uniquement de certains produits et favoriser ainsi une alimentation équilibrée. La numérisation permet aussi de proposer de nouveaux services aux bénéficiaires. Ainsi, à Taïwan et en Corée, nous proposons aux salariés d'entreprises clientes des promotions chez Burger King. Ils achètent des coupons qu'ils règlent par carte de crédit sur un site Internet dédié et sécurisé. Ils les reçoivent ensuite sous forme de code barres sur leurs téléphones portables équipés de la technologie NFC, que les terminaux de paiement peuvent lire. Edenred se rémunère avec une partie de la réduction obtenue auprès de Burger King. Les entreprises peuvent ainsi motiver leurs salariés à moindre frais.

Où en est le processus de numérisation, notamment en France ? Quelles sont ses conséquences sur les coûts ?

Le numérique est passé de 30% de notre volume d'émission en 2009 à 34% en 2010 et à 41% cette année. L'objectif est de 50% en 2012 et plus de 70% en 2016. En 2011, ce taux est déjà de 71% en Amérique latine, où il dépassera 80% en 2012. L'enjeu est en Europe, où il se limite pour l'heure à 10%. Nous utiliserons la plateforme technique déjà au point de notre filiale britannique PPS, dont Mastercard est actionnaire à 30%. La bascule n'interviendra pas avant 2013 en France, où 15 de nos collaborateurs travaillent déjà à plein temps sur le sujet. Après l'Espagne il y a quelques années et l'Italie début 2011, nous avons commencé le processus en Belgique en septembre et il démarre en Suède en ce moment. Quelques pays d'Europe de l'Est devraient suivre en 2012 ou 2013, la République Tchèque, la Slovaquie, ensuite la Roumanie. Les coûts exceptionnels, qui s'assimilent économiquement à des investissements, étaient de 4 millions d'euros en 2010. Ils se situent entre 14 et 19 millions cette année. Ils atteindront entre 24 et 34 millions en 2012 puis baisseront progressivement pour tomber à zéro d'ici 2016. Quant aux frais récurrents, ils vont se réduire de 5 à 10%, grâce aux économies dans la production (impression des tickets) et la logistique, et malgré de nouveaux coûts (centres d'appels, informatique…). Grâce à la numérisation, les bénéficiaires deviennent des prescripteurs sans pour autant engager de dépenses pour les conquérir puisque ce sont les salariés de nos entreprises clientes. Il n'est pas envisagé d'aller directement sur le marché du B2C ("business to consumer").

Quel est l'effet de ce processus sur la ressource en fonds de roulement ?

Avec la numérisation, le délai entre l'encaissement des fonds versés par les entreprises clientes et le paiement des commerçants affiliés passe en moyenne de 8,5 à 7 semaines. Mais il faut aussi compter avec le supplément de volume obtenu grâce aux nouveaux services. Ainsi, la ressource en fonds de roulement ("Float"), qui s'élevait à 2,25 milliards d'euros fin 2010 et nous procure des revenus financiers, devrait continuer de progresser, bien qu'à un rythme moindre que les volumes. Le taux de placement des fonds va en outre augmenter, car nous plaçons à plus long terme. Depuis fin octobre, en moyenne 25% du "float" est placé à plus d'un an, avec un objectif de 50%. Au Brésil, le pourcentage de placement à long terme est supérieur à 25%. Dans ce pays, nous avons obtenu pour trois ans un taux fixe de 11%, et cela en dépit de la baisse des taux à court terme.

Qu'allez-vous faire de la capacité d'autofinancement annuelle nette des investissements ? Confirmez-vous l'hypothèse d'un dividende supplémentaire versé à partir de 2013 ?

Nous ne commentons pas les hypothèses des analystes financiers. Nous verrons quelle est la situation dans deux à trois ans. Le taux de distribution des bénéfices (70%) ne devrait pas baisser, ce qui devrait se traduire par une hausse du dividende au titre de 2011. Le "cash flow" libre servira également au désendettement pour préserver notre notation (BBB+), et enfin au financement d'acquisitions très ciblées. Des opportunités peuvent se présenter en période de crise. Cette année, nous avons acquis trois sociétés, notamment en Roumanie et en Italie.

La pression reste-t-elle forte sur les taux de commission appliqués aux entreprises clientes (1,4% en moyenne en 2010) ?

Il n'y a plus de pays marqués par une guerre des commissions, comme ce fût le cas en 2010 en Italie, en Roumanie et en Turquie, avec une bataille pour conquérir les grandes entreprises. La pression est moindre. Nous en sommes revenus à une compétition plus habituelle.

Quel est le risque fiscal en France ?

Il n'y a pas de charges sociales sur les titres restaurant, pas plus que pour la restauration collective. Cette égalité de traitement est logique, car les PME, contrairement aux grandes entreprises, ne peuvent pas se doter d'une cantine. Cette absence de charges est justifiée. Pour 30 bénéficiaires de titres, c'est un emploi qui est créé dans la restauration. Avec 3,2 millions de bénéficiaires en France, cela représente 100 000 emplois et 5 milliards d'euros de consommation. L'Etat perçoit les charges sur les emplois créés (46% du salaire pour l'employeur plus 18% pour le salarié) et la TVA, relevée à 7% tant pour la restauration commerciale que collective. Nous sommes donc raisonnablement confiants mais restons attentif.

Propos recueillis par Jean-Luc Champetier