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Pas question de taxer les biens professionnels à l'ISF

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, se rend aujourd'hui à l'université d'été du Medef.

Pas question de taxer les biens professionnels à l'ISF

Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie et des Finances, se rend aujourd'hui à l'université d'été du Medef.

Croissance nulle au deuxième trimestre, chômage en hausse... Comment qualifiez-vous la rentrée économique ? Nous nous étions préparés à affronter une situation économique extrêmement difficile. Les Français, notamment les jeunes et les seniors, ont déjà payé un lourd tribut à la crise, avec la hausse du chômage. Le pouvoir d'achat n'a pas progressé depuis cinq ans, et la France a enregistré trois trimestres de croissance nulle. En réalité, nous héritons d'un triple déficit de croissance et d'emploi, de compétitivité et de crédibilité budgétaire.

Vous êtes donc contraints de revoir votre prévision de croissance pour 2013... La prévision de croissance, que le gouvernement Fillon avait calée à 1,7 %, a déjà été abaissée à 1,2 % avant l'été. Nous ajusterons notre prévision au moment du bouclage du projet de loi de Finances pour 2013, afin qu'elle soit à la fois réaliste, parce que je souhaite un budget de vérité, et volontariste. Nous pourrons améliorer notre performance si nous sommes capables de résoudre les tensions dans la zone euro, qui sont le principal facteur d'atonie.

Quelles sont les conséquences budgétaires concrètes de cette révision à la baisse ? Nous présenterons un budget sincère, sérieux et juste. Nous ferons les efforts nécessaires, car la qualité de notre signature est essentielle. Nous empruntons aujourd'hui à des taux très bas parce qu'on nous prête une certaine crédibilité budgétaire , je souhaite que cela perdure.

Avec une croissance en panne, ne faut-il pas différer à 2014 le retour du déficit public à 3 % du PIB ? Ma réponse est claire : c'est non. Quand la dette dépasse 90 % du PIB, c'est pénalisant pour la croissance , le désendettement est donc une priorité. Je connais aussi le fonctionnement des marchés : un desserrement des engagements pris auprès de l'Union européenne serait perçu comme un manquement à la discipline commune, coûteux en termes de taux d'intérêt. Pour le gouvernement, le sérieux budgétaire n'est pas une fin en soi, c'est une nécessité pour dégager des marges de manoeuvre. Et dans un pays comme la France, l'effort auquel nous nous sommes engagés pour ramener le déficit à 3 % l'an prochain, s'il exige des efforts, est supportable, d'autant plus que les mesures prises seront ciblées.

N'y a-t-il pas du temps perdu dans le débat sur le coût du travail, alors que le chômage progresse ? La question du coût du travail n'est pas taboue. Une concertation est lancée, il faut en respecter le rythme. Qu'on nous laisse du temps : la droite, qui donne des leçons aujourd'hui, a ouvert le dossier en 2007, l'a refermé pendant cinq ans avant de le rouvrir en catastrophe au début de l'année, qui plus est avec une application différée. Mais la question du coût du travail n'est pas l'alpha et l'oméga de ce qu'il faut faire. L'amélioration de la compétitivité passe par plusieurs facteurs : l'innovation et la recherche, l'investissement et le financement de l'économie.

Sur les carburants, vous avez renoncé au blocage des prix... Nous avons fait mieux ! Nous avons baissé les prix, de façon substantielle compte tenu des marges des distributeurs et de la situation des finances publiques. Je souhaite être le porteur d'une politique économique qui régule plus qu'elle n'encadre, ce qui ne signifie évidemment pas que ce n'est jamais nécessaire. Quand un problème décisif surgit, et le prix du carburant en est un, nous agissons en deux temps en apportant une réponse immédiate puis en engageant un dialogue approfondi pour apporter, avec l'ensemble des acteurs, des réponses structurelles.

Les biens professionnels pourraient-ils entrer dans l'assiette de l'ISF ? La réflexion se poursuit sur l'ISF. Mais il n'est pas question d'inclure les biens professionnels dans l'assiette de l'impôt.

La taxation à 75 % des revenus au-delà de 1 million d'euros intègrera-t-elle la CSG ? Cette taxation sera mise en place, pour éviter les comportements extravagants, mais sans décourager l'activité économique. Il faut que cette taxe soit intelligente. Nous ne souhaitons pas qu'elle entraîne un exode des cadres et des chefs d'entreprise.

L'exécutif a changé de ton cet été vis-à-vis des entreprises. Les avez-vous trop stigmatisées ? Je récuse cette idée de stigmatisation. C'est vrai qu'il y a une attention forte du président de la République et du gouvernement envers les entreprises. La présence de Jean-Marc Ayrault et de nombreux membres du gouvernement à l'université du Medef, dont nous honorons l'invitation comme celle de tous les partenaires sociaux qui le souhaiteront, en témoigne. Nous savons la dureté de la situation des entreprises et la nécessité de travailler ensemble au redressement de l'économie française.

Vous pourriez revoir à la baisse les hausses d'impôts prévues pour 2013 sur les entreprises ? Je ne veux pas d'une fiscalité défavorable aux entreprises. Celles-ci doivent contribuer à l'effort de redressement. Il n'est pas raisonnable qu'elles en portent tout le poids. C'est la rente qui doit être combattue, pas la production ni l'esprit d'entreprise. Nous travaillons au projet de loi de Finances et finalisons les mesures fiscales. Il comportera des mesures visant à renforcer la compétitivité de l'économie française. Nous veillerons aussi à la stabilité de la fiscalité dans le temps. La stabilité juridique est au moins aussi importante que la structure des prélèvements. L'investissement productif suppose un cadre stable. Le projet de Banque publique d'investissement est assez timide. Comptez-vous allez plus loin ? J'ai reçu mandat d'agir vite et fort sur ce dossier. Nous prendrons les arbitrages dans les prochaines semaines. La BPI doit être un élément central de notre politique de développement économique, appuyée sur les régions et la dynamique des territoires. Une part de l'épargne réglementée à travers le LDD viendra l'alimenter. Il y aura un volet export à la BPI.

Où en est le projet de séparation des activités spéculatives des banques de dépôt ? Cet engagement sera tenu. La réforme aura bien lieu en 2012, en tenant compte du calendrier européen et à l'issue de la concertation que j'ai lancée au sein du Conseil de régulation financière et du risque systémique. Je veux une réforme ambitieuse et réaliste. Je veillerai à ne pas fragiliser notre industrie bancaire, mais la réforme ne peut pas être cosmétique.

Le relais pris par La Banque Postale dans le financement des collectivités locales ne sera pas suffisant , qu'allez-vous faire ? Les nouvelles ne sont pas préoccupantes pour cette année. Aujourd'hui, le système bancaire alimente les collectivités locales un peu mieux que les années passées et nous avons débloqué une enveloppe de 5 milliards, également dédiée aux hôpitaux. Le dossier Dexia occupe beaucoup de mon temps, mais nous voyons le bout du tunnel.

L'Etat est appelé en dernier recours sur le Crédit Immobilier de France. La Banque Postale devra-t-elle le racheter ? Je me tiens régulièrement informé de la situation et suis attentivement les développements, qui affectent un émetteur significatif de la place de Paris.

Propos recueillis par Catherine Chatignoux, Anne Drif, Véronique Le Billon et Dominique Seux