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Le gouvernement veut éviter la formation d'une "bulle" du solaire

JL. Borloo et C. Lagarde viennent d'annoncer baisse des tarifs de rachat de l'énergie photovoltaïque de 12% et plafonnement annuel de la production. L'objectif est d'éviter une bulle spéculative (…)

Le gouvernement veut éviter la formation d'une

Fini les grandes envolées sur la croissance verte, vive la " croissance maîtrisée " de l'industrie photovoltaïque. Telle pourrait être résumée la nouvelle politique du gouvernement au lendemain de l'annonce d'une baisse de tarif de rachat de l'énergie solaire de 12%. Les particuliers qui ont encore dans l'oreille les discours du Grenelle de l'environnement n'ont pas de raison de paniquer. Ils conservent la possibilité de revendre au prix fort (58 centimes du kilowattheure) leur électricité à EDF s'ils ont choisi des panneaux solaires dits " intégrés ", remplaçant les tuiles et non pas simplement superposés à leur toiture.

Mais, depuis plus d'un an, les pouvoirs publics voyaient avec inquiétude grimper le nombre de demandes de raccordement au réseau par des propriétaires d'immeubles commerciaux, ou des agriculteurs désireux de se constituer une source de revenus supplémentaire en installant des panneaux solaires sur leurs hangars. Ils avaient même été incités par les syndicats agricoles à le faire et le ministère de l'Agriculture avait multiplié les déclarations sur l'indépendance énergétique des exploitations.

La menace de création d'une bulle spéculative se précisait en effet : des analyses menées par les services du ministère de l'Ecologie avaient recensé 20.000 demandes d'installation de grande taille représentant 3.800 mégawatts potentiels. Du coup, le gouvernement avait tenté de refroidir la machine au début de l'année. Les tarifs de rachat avaient été réduits de 17% à 30%, et il avait été décidé de limiter leur indexation à l'inflation sur le long terme. Mais cette mesure n'avait pas empêché les installateurs de continuer à démarcher leurs clients potentiels, et les prévisions pour l'ensemble de l'année 2010 montrent que 850 mégawatts devraient être installés, soit une multiplication par 5 du parc en un an.

Dans le plus grand secret, en avril dernier, Bercy et le ministère de l'Ecologie avaient alors mandaté l'ancien directeur général de l'Insee Jean-Michel Charpin afin de recenser les aides publiques dont bénéficie la filière, d'analyser leur rentabilité et d'évaluer l'impact sur les finances de l'Etat. C'est à partir de ce rapport que le gouvernement a annoncé lundi soir sa décision de baisser les tarifs de 12% et de fixer à 500 mégawatts par an la puissance maximale pouvant bénéficier des avantages tarifaires.

Des choix

Les bonnes feuilles du rapport Charpin qui circulent montrent que certains ont plaidé pour un plafonnement à 300 mégawatts par an jusqu'en 2020, mais cela aurait représenté un recul par rapport aux promesses du Grenelle de l'environnement. Le rapport insiste sur le fait que les coûts de fabrication des panneaux ont baissé de 30% en un an, que l'Allemagne a décidé pour la deuxième fois cette année de réduire ses tarifs, et que l'Espagne a choisi chaque trimestre de fixer le nombre de projets potentiels pour éviter d'être débordée. Et en ces temps de rigueur budgétaire, les arguments montrant que l'électricité photovoltaïque est la plus coûteuse des énergies renouvelables ont également pesé. Une installation au sol coûte plus de 200 euros par MWh, contre 60 pour l'hydroélectricité ou 70 pour l'éolien terrestre. " Les charges répercutées sur la facture d'électricité des consommateurs pourraient dépasser 1,5 milliard d'euros par an dès 2012, soit environ 60 euros par an pour un ménage se chauffant à l'électricité ", insistait-on hier soir à Bercy avant de préciser que le scénario le plus élevé " 17 gigawatts en 2020 ", aurait pu faire peser une charge de 4,5 milliards d'euros sur le service public de l'électricité en 2020. Certains observateurs font en revanche remarquer que la France décide de freiner alors qu'elle est très loin d'avoir rattrapé son retard par rapport à l'Allemagne, qui dispose d'une puissance installée plus de 10 fois supérieure. Ils rappellent également que la France a pris l'engagement de disposer de 21 % d'énergie renouvelable d'ici à 2020.

La nouvelle stratégie gouvernementale permettra-t-elle de régler définitivement le risque spéculatif sans casser la filière ? " Pour éviter les emballements et les arrêts préjudiciables à la filière industrielle, il sera nécessaire de mettre en place un système d'auto-ajustement des tarifs d'achat en fonction des volumes de projets ", affirme le rapport. Le gouvernement a déjà prévenu les professionnels qu'une baisse annuelle supplémentaire de 10% des tarifs est prévue à compter du 1er janvier 2012. Et il compte bien démarrer rapidement les négociations sur la manière de gérer le quota annuel d'autorisations disponible.

Julie CHAUVEAU