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Entretien avec Benoît Bazzocchi, fondateur de la plate-forme de crowdfunding SmartAngels

"Investir dans des entreprises non cotées peut être très risqué, mais aussi très rentable. Même pour un particulier"

SmartAngels

Plateforme de référence, SmartAngels est l’un des acteurs pionniers de l’equity-crowdfunding en France. Elle met en relation des start-up et PME de croissance à la recherche de financement et des particuliers prêts à y investir une partie de leur épargne. Les levées de fonds en ligne permettent à des entreprises préalablement sélectionnées d’ouvrir leur capital à un nombre élargi d’investisseurs. Son fondateur, Benoît Bazzocchi, nous explique l’intérêt que présente ce type d’investissements pour des épargnants particuliers.

Comment vous est venue l’idée de créer SmartAngels ?

Benoît Bazzocchi : À l’époque, je travaillais dans un fonds d’investissement. Et j’ai eu très vite le sentiment qu’il y avait un besoin à combler, avec d’un côté des entreprises qui ne trouvaient pas les financements dont elles avaient besoin et de l’autre des particuliers qui présentaient une appétence pour ce type de placement et qui étaient prêts à y investir une partie de leur épargne. J’ai donc créé une place de rencontre entre cette offre et cette demande. Le site a été lancé en février 2002.

Vous venez déjà d’ouvrir votre capital à des investisseurs prestigieux. Est-ce un bon signe ?

Benoît Bazzocchi : C’est beaucoup plus fort que cela : c’est une vraie reconnaissance ! Nous avons en effet levé un million d’euros au printemps, auprès de trois fonds d’investissement de référence (XAnge, Idinvest et Elaia Partners) et de douze business angels de renom (le fondateur de Free, Xavier Niel, celui de Meetic, Marc Simoncini, celui de Ventes Privées Jacques-Antoine Granjon, les co-fondateurs de PriceMinister, Pierre Kosciusko-Morizet et Olivier Mathiot, le fondateur d’Allociné, Jean-David Blanc, le fondateur de Fabernovel, Stéphane Distinguin, etc.).

Comment interprétez-vous cette entrée dans votre capital ?

Benoît Bazzocchi : Cela signifie que les acteurs les plus significatifs de l’écosystème du financement, que sont les fonds d’investissements et les business angels, valident le modèle du crowdfunding et le leadership de SmartAngels. Cela envoie deux signaux forts. D’abord qu’il y a un vrai marché, sinon ces fonds et personnalités n’auraient pas investi. Mais aussi qu’ils ont une véritable envie de soutenir ce maillon-là de la chaîne du financement des entreprises et qu’ils reconnaissent la complémentarité des plateformes de crowdfunding avec les autres modes de financement.

Quel était l’objectif de cette augmentation de capital ?

Benoît Bazzocchi : Il était double. D’abord, évidemment, financer la croissance de SmartAngels, afin de nous permettre d’augmenter la base de nos 6 000 investisseurs particuliers et ensuite pour prendre rapidement des positions fortes à l’international, notamment en Europe où le marché évolue très vite. D’autre part et parce que nos actionnaires vont désormais jouer un rôle actif dans notre développement, nous voulons, toujours la même vision, casser les barrières qui empêchent le financement et la croissance des entreprises.

Tout épargnant peut-il entrer au capital des sociétés que vous avez sélectionnées ?

Benoît Bazzocchi : Tout le monde peut normalement accéder à ce type de placement, mais à condition seulement que le profil de l’épargnant (risque, horizon de l’investissement, diversification du portefeuille…) soit adapté à un investissement au capital d’entreprises non cotées. C’est un placement très risqué et nous vérifions systématiquement que nos clients, les investisseurs, en sont bien conscients.

Le ticket d’entrée est-il élevé ?

Benoît Bazzocchi : Non, il commence à 1 000 euros, jusqu’à plusieurs de centaines de milliers d’euros chez SmartAngels. Il s’établit en moyenne aux alentours de 10 000 euros par opération.

Quelle part de son épargne recommandez-vous d’y investir ?

Benoît Bazzocchi : Il ne faut pas investir plus de 5 % à 10 % de son patrimoine global dans le non coté. Et au sein de cette même classe d’actifs, il faut diversifier son épargne et répartir son risque entre plusieurs entreprises non cotées.

Quels sont les risques du non coté ?

Benoît Bazzocchi : L’épargnant qui prend une part au capital de sociétés non cotées ne bénéficie d’aucune garantie. Ce type d’investissement est très risqué. La pire des situations serait que l’entreprise fasse faillite, l’épargnant perdrait alors l’intégralité de son investissement initial. Bonne nouvelle, il ne peut cependant pas perdre davantage que sa mise.

Est-ce un placement liquide ?

Benoît Bazzocchi : Absolument pas. C’est un placement à long terme, en moyenne compris entre 5 et 10 ans. Et sauf rares exceptions, il n’est pas possible de récupérer sa mise avant le terme. Autre difficulté, au moment de l’investissement, ce terme n’est justement pas connu précisément. Les opportunités de sorties apparaîtront généralement plus tard, en cours d’investissement. Comme on ne sait pas à l’avance à quelle date précise on pourra récupérer son capital, mieux vaut envisager son investissement sur un temps long. Par conséquent, il ne faut pas y placer une épargne dont on peut avoir besoin à court ou moyen terme et encore moins son épargne de précaution.

Il doit bien y avoir un avantage pour le particulier investisseur ? Lequel ?

Benoît Bazzocchi : Quand la société est bien gérée et que le projet est mené à son terme, la plus-value pour le particulier actionnaire peut être très importante. L’épargnant peut multiplier sa mise par 10, par 20 voire  davantage. C’est ce qui s’est passé pour les partenaires qui sont entrés à notre capital et qui ont fait fortune avec les sociétés qu’ils avaient créées comme Free, Meetic, etc. Quand l’épargnant investit au démarrage de la société, les chances de plus-values sont encore plus significatives.

Y a-t-il des avantages fiscaux à souscrire dans le non coté ?

Benoît Bazzocchi : Oui, dans le cadre de la défiscalisation de d’impôt sur le revenu et de l’ISF, à condition bien sûr que les sociétés qui ouvrent leur capital soient éligibles à ces dispositifs. C’est généralement le cas chez SmartAngels et c’est, dans tous les cas, toujours très clairement indiqué. En supposant que les conditions soient remplies, la réduction d’impôt sur le revenu est de 18 % des sommes investies directement au capital de PME non cotées, dans la limite de 50 000 euros pour un célibataire et de 100 000 euros pour un couple marié, soit une réduction d’impôt maximale pouvant aller jusqu’à respectivement 9 000 euros et 18 000 euros. Les personnes assujetties à l’ISF bénéficient quant à elles d’une réduction à hauteur de 50 % des sommes versées, dans la limite de 90 000 euros, soit une réduction maximale d’ISF de 45 000 euros.

Quelle est la procédure à suivre pour investir ?

Benoît Bazzocchi : C’est très simple, tout se fait en ligne via notre plateforme de crowdfunding. L’épargnant se rend sur notre site, se laisse guider et sélectionne une entreprise (ou plusieurs) dans laquelle il veut investir. Tous les renseignements relatifs à la société de son choix sont en ligne : activité, informations financières et commerciales la concernant, le montant minimum de l’investissement, etc. Une fois la décision d’investissement prise, le versement se fait également en ligne. Nous gérons ensuite toute la finalisation administrative et juridique de l’opération, avec les avocats des sociétés, et les investisseurs peuvent suivre l’activité des start-up dans lesquelles ils ont investi directement sur leur espace.

Pour aller plus loin :