Prêts immobiliers :la hausse des taux ralentit

Les taux des crédits immobiliers ont gagné entre 0,05% et 0,25% selon les durées et les régions, constate le courtier empruntis.com, dans son dernier baromètre.

Prêts immobiliers :la hausse des taux ralentit

Entre la mi-avril et la mi-mai, les taux fixes de crédit immobilier ont progressé de 0,05% à 0,25%, selon les durées et les régions, d'après le dernier baromètre régional établi par le courtier empruntis.com. Pour un financement sur quinze ans, le taux nominal (hors assurance) se maintient -comme le mois dernier -à 4,05%. Mais pour un financement immobilier octroyé sur vingt ans, il s'élève en moyenne à 4,30% contre 4,25 % un mois plus tôt.

Au plan régional, le Sud-Ouest et l'Ouest affichent une grille tarifaire très compétitive avec un taux de seulement 4,05% sur quinze ans. Pour un prêt accordé sur vingt ans, le Sud -Ouest propose des tarifs sur la base d'un taux nominal de 4,25 %.

En revanche, le Nord, l'Est et Rhône-Alpes figurent parmi les régions les plus chères avec un taux nominal de 4,15 % sur quinze ans. Sur vingt ans, l'Est et Rhône-Alpes se classent en tête des régions les moins compétitives avec un taux de 4,40 %.

Légère détente de l'OAT à dix ans

Depuis un mois, l'OAT (obligation assimilable du Trésor) à dix ans a tendance à se détendre légèrement : le 19 mai, elle s'affichait à 3,48 % contre 3,80 % le 11 avril. Cette évolution pourrait inciter les banques à respecter la consigne imposée par la Banque de France. A savoir : appliquer une marge de 0,5 % à leurs crédits immobiliers. Ce qui permettrait de contenir relativement le niveau des taux pour les emprunteurs. Au cours du premier trimestre 2011, la " marge " moyenne des prêteurs s'est limitée à 0,02 %. Certains ont même proposé des crédits à perte pour conquérir de nouveaux clients !

Dans ce contexte de très lente reconstitution des marges de banques, les professionnels tablent sur un taux fixe nominal, à fin juin, de 4,10 % et 4,15 % pour les prêts sur quinze ans. Et sur une fourchette comprise entre 4,40 % et 4,50 % pour les prêts accordés sur vingt ans. En raison de la flambée des prix de l'immobilier résidentiel, les candidats à l'accession à la propriété restent très sensibles à toute hausse des taux. En pratique, à ces taux nominaux, il convient d'ajouter quasiment un point compte tenu des frais liés à l'assurance et à la garantie pour couvrir le prêt.

MARTINE DENOUNE