Immobilier : la baisse a commencé

Selon les données de Century 21 - à l'exception de Paris - la baisse des prix dans l'ancien est généralisée en France.

Immobilier : la baisse a commencé

La baisse des prix, longtemps anticipée dans l'immobilier ancien est devenu une réalité pendant l'été. Selon le réseau Century 21, le prix moyen des transactions qu'il a accompagnées a diminué de 2,7 % en France entre le 3ème trimestre et les six premiers mois de l'année. Le recul est plus marqué pour les maisons (-4 %) que sur les appartements (-0,8 %).

En particulier, sept régions voient leurs prix se replier sur la période : la Bourgogne (-9,7 %), le Centre (-5,4 %), la Lorraine (-4,4 %), la région PACA (-3,7 %), le Nord et la Picardie (-3,4 %), la Basse- Normandie (-3 %) et la Champagne-Ardenne (-1,3 %).

Exception parisienne

Dans ce climat, l'exception parisienne perdure. Selon Century 21, la capitale croît encore de 2,3 % sur la période et atteint le niveau record de 8536 euros / m². Dans son ensemble, la région Ile-de-France recule légèrement (-0,2 %) même si deux départements connaissent des baisses un peu plus marquées : -13,7 % dans les Yvelines et -4,1 % en Seine-et-Marne. Ces chiffres prennent place dans un climat plutôt morose pour le marché de l'ancien : sur un an (entre le 3ème trimestre 2011 et le troisième trimestre 2010), le nombre de transactions s'est contracté de 11 % en France et même de 20 % en Ile-de-France.

Acheteurs insolvables

Comment expliquer ces signaux inquiétants pour l'activité ? Une partie des acheteurs a tout simplement atteint son seuil de solvabilité. Le profil des personnes achetant pour la première fois illustre bien cette tendance : dans cette catégorie d'acheteurs, la part des moins de 40 ans et des revenus modestes est en recul. " Dans la capitale la quotité de financements par emprunts est passée de 64 % à 54 %, confirmation (...) que le marché parisien n'est porté que par les secundo accédants ", note Century 21.

En l'absence de baisse généralisée des taux, un regain d'activité proviendrait d'une baisse des prix plus importante. " Ce n'est que lorsque les prix au m² diminuent de plus de 5 % que l'activité repart à la hausse ", estime l'agent immobilier. " Partout où la baisse des prix est inférieure à 5 %, les volumes de ventes reculent de 15 à 25 % ".

Edourd LEDERER