Bourse, immobilier : les prévisions du BIPE

Malgré la baisse de la Bourse, le patrimoine financier des ménages pourrait être préservé selon le BIPE. Cet Observatoire reste perplexe sur l'évolution du marché de l'immobilier résidentiel en 2012.

Bourse, immobilier : les prévisions du BIPE

Avec 18% des placements d'épargne effectués sur des produits adossés à l'évolution des marchés financiers, la chute de la Bourse enregistrée depuis la mi-août pénalisera sérieusement le patrimoine financier des Français, cette année. " Même en cas d'une remontée à 3.500 points de l'indice CAC à l'horizon de la fin 2011, la croissance du patrimoine financier des ménages sera moins forte cette année qu'en 2010 où elle avait atteint 4% " prévoit l'Observatoire des Marchés de l'Epargne et du Crédit du BIPE. Si l'on se base sur le niveau du CAC 40 enregistré le 8 septembre dernier, le patrimoine financier des ménages devrait malgré tout gagner 3 % cette année. Mais d'ici la fin de l'année, rien n'est joué, compte tenu de l'environnement économique qui se dégrade. Toujours sous l'hypothèse d'une situation plus favorable sur les marchés, un rebond aura lieu en 2012, à environ 6%. Les années suivantes, le patrimoine financier devrait progresser de 4 à 5%, loin des niveaux moyens observés de 2003 à 2007, période au cours de laquelle la hausse tournait autour de 8% l'an.

Recul de l'immobilier en 2012 ?

" Les craintes évoquées au premier semestre quant à une potentielle baisse des prix de l'ancien se sont confirmées, et nous anticipons aujourd'hui leur baisse dès 2012 poursuit-on au BIPE. Le resserrement des conditions de crédit et les menaces sur le pouvoir d'achat des ménages pourraient générer un processus de baisse sur plusieurs années, mais qui ne comblerait toutefois pas les fortes hausses des années passées ".

Ce recul des prix, conjuguée à un repli du volumes de transactions de logements anciens, devrait entraîner une croissance nulle du patrimoine immobilier des ménages en 2012, puis une baisse en 2013, avant un retour à la croissance à partir de 2014.

Entre un portefeuille boursier qui a tendance à fondre sérieusement et des perspectives relativement moroses sur l'immobilier résidentiel, les épargnants ne savent plus à quel placement se vouer.

Martine DENOUNE