• Compte Bancaire
    Jusqu'à 130€ offerts

    Pour une 1ère ouverture d'un Compte Bancaire
    et d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016 :

       80€ offerts* pour votre Compte Bancaire
    + 50€ offerts* pour votre Livret d'épargne BforBank
       *Offres soumises à conditions

  • Livrets
    3% pendant 2 mois

    jusqu'à 75 000€*. Et 50€ offerts sur le Livret d'épargne BforBank
    en maintenant un encours min. de 20 000€ jusqu'au 31/03/2017
    Pour une 1ère ouverture d'un Livret jusqu'au 20 décembre 2016
    *Offres soumises à conditions

  • Assurance-vie
    100€ offerts*

    Pour une première adhésion au contrat BforBank Vie
    jusqu'au 16 janvier 2017 avec un versement initial minimum
    de 3 000€ dont 25% minimum investis en unités de compte
    non garantis en capital.
    *Offre soumises à conditions

  • Bourse
    1 000€ de courtage remboursés
    jusqu’au 31 janvier 2017

    pour une 1ère ouverture ou transfert d'un
    compte-titres, d'un PEA et/ou d'un
    PEA-PME jusqu'au 4 janvier 2017*
    *Offre soumise à conditions

  • OPCVM
    2 000 fonds
    Sans droits d'entrée

    Avec plus de 80 sociétés de gestion françaises
    et internationales référencées

  • Crédit conso
    Vos projets n'attendent pas !

    Exclusif : votre prêt personnel BforBank

    BforBank vous propose, avec son partenaire CréditLift,
    une solution de financement flexible qui s'adapte
    à vos envies, vos besoins et votre situation.

    Un crédit vous engage et doit être remboursé.
    Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

      En savoir plus

  • L'argent, on en parle

Immobilier : le marché du luxe redémarre

Après douze mois médiocres, les ventes reprennent dans l’immobilier haut de gamme. La baisse des prix ravive l’intérêt des investisseurs étrangers et Français

Logement luxe

Les 500 premières fortunes de France se sont enrichies de 25% l’an dernier, selon le magazine Challenges . Pas étonnant dans ces conditions que le marché de l’immobilier de luxe redémarre. C’est le constat dressé par Barnes International, mais aussi par le groupe Daniel Féau. Ainsi, selon Thibault de Saint-Vincent, président de Barnes, « le mois de juin a été exceptionnel, après c’est vrai un mois de mai ralenti par les ponts ». Le groupe annonce avoir conclu en 45 jours, pas moins de 80 ventes sur Paris et sa proche banlieue, deux fois plus qu’il y a un an et le marché du haut de gamme se réveille, puisque 58 de ses logements ont dépassé le million d’euro et une poignée le seuil des 2,5 millions. Même constat chez Daniel Féau. « Après douze mois très médiocre, le marché des beaux appartements s’est repris au second trimestre ». Daniel Féau et sa filiale Belles demeures de France ont ainsi réalisé en moyenne deux ventes par jour au deuxième trimestre pour un montant de 275 millions d’euros de transaction. Et la reprise touche aussi le très haut de gamme. Chez Féau, le chiffre d’affaires des ventes de biens de plus de 4 millions a triplé en valeur par rapport au trimestre précédent.

logement_luxe.jpg
 
 

Des prix en baisse de 5 à 8%

Première explication, les prix. « Cette reprise du marché du luxe, la première depuis le premier trimestre 2012, est à mettre en grande partie au crédit de la baisse des prix intervenue sur les appartements et hôtels particuliers d’une valeur supérieure à 2 millions d’euros », estime Daniel Féau. La baisse est proche de 8% en moyenne. Avec un marché à deux vitesses. Les biens sans défauts « se vendent en moins de trois mois et avec une légère décote, autour de 5% par rapport à 2012 », confirme Thibault de Saint-Vincent. En revanche, ceux avec des défauts ou nécessitant des travaux ont encore du mal à se vendre. « Il faut six mois en moyenne et ils partent à des prix en baisse de 20 à 30% par rapport à juin 2012 et une décote d’environ 3.000 euros du m2 par rapport aux biens impeccables ». Un exemple, le prix moyen d’un bien vendu par Barnes à Paris (rive droite) a chuté en un an de 23% à 1,4 million d’euros.

Une baisse des prix, associée à des taux historiquement bas, qui redonnent encore plus de pouvoir d’achat à la clientèle fortunée. « Aujourd’hui, nos clients arrivent à obtenir des taux de 2,5% sur 15 ans. Je suis dans l’immobilier depuis 1986 et c’est la première fois que je vois des taux pareils », insiste le PDG de Barnes.

La dernière niche fiscale

 

luxe_logement.jpg

 

Deuxième explication, les clients ont eu le temps de digérer les soubresauts fiscaux, selon Thibault de Saint-Vincent. « Ils ont le sentiment que le gouvernement ne touchera pas au système des plus-values sur les résidences principales. C’est la dernière niche fiscale. La résidence principale est le meilleur moyen de mettre son capital à l’abri ». Sur les 80 biens vendus récemment par Barnes d’ailleurs, 75 concernaient des résidences principales... L’investissement locatif dans le luxe reste donc marginal.

Enfin on assiste à un rééquilibrage du marché après l’exil fiscal de nombreux parisiens. « Les gens qui devaient partir sont partis, et il y en a eu beaucoup. Nous avons signé un peu plus de 50 ventes l’an dernier et nous gérons environ 400 dossiers de gens qui veulent vendre pour partir à New York, à Miami, Londres ou la Belgique », constate Thibault de Saint-Vincent. Conséquence, « les stocks ont augmenté de 50 % donc les clients ont plus de choix. Et les plus difficiles notamment trouvent chaussure à leur pied. Surtout, avec les départs, les acheteurs ont aujourd’hui accès à des biens qui n’avaient jamais été mis sur le marché ». Un exemple récent : un couple de Français vient de mettre en vente son logement situé sur l’esplanade des Invalides. « L’appartement était dans la famille depuis 7 ou 8 générations et ils vendent pour aller rejoindre les enfants qui sont installés à l’étranger ».

Star du net cherche pied-à-terre de 1.000 m2

Qui sont les acheteurs ? Surtout des Français, « très attentistes depuis un an et qui sortent aujourd’hui du bois », constate Daniel Féau. Attirés par la baisse des prix, « ils sont parfois surpris de se retrouver en concurrence ». Les étrangers ? « Ils sont devenus rares », constate Barnes, notamment les européens (italiens, allemands). Ils représentent moins de 20% des acquéreurs en 2013 contre 40% en 2011… Mais cette clientèle revient petit à petit, « surtout pour les biens de grand luxe », rapporte Féau. C’est notamment le cas des Américains qui avaient disparu ces dernières années en raison de la faiblesse du dollar. « Nous avons actuellement une vingtaine d’Américains qui cherchent à Paris dont une des stars de la net-économie qui cherche un pied-à-terre de 1.000 mètre carrés à Paris. Quelque chose de suffisamment grand pour recevoir quand il vient passer quelques jours sur place », apprécie le président de Barnes International, qui lui a présenté 5 appartements entre 15 et 50 millions d’euros. Un autre américain, qui organise des salons aux Etats-Unis et qui « pèse » 20 millions de dollars recherche lui, plus modestement, un bien dans le huitième arrondissement pour 1 à 1,5 million d’euros. Pour Barnes, « ils viennent investir à Paris, un peu comme on va investir en Espagne. Ils se disent que comme tout va mal, il y a certainement moyen de faire de bonnes affaires ».

Paris attire toujours également les étrangers en quête d’une certaine stabilité politique à défaut de stabilité fiscale. Les pays du Moyen-Orient restent très présents, mais Barnes a aussi vendu récemment quelques biens à des investisseurs libanais, sud-africains ou égyptiens. Daniel Féau a ainsi vendu à une cliente libanaise un duplex de 495 m2 dans un des mythiques hôtels des Maréchaux pour 7,75 millions d’euros (15.700 euros du m2). « Paris reste une valeur sûre avec Londres pour des gens qui raisonnent à long terme », conclut Thibault de Saint-Vincent.

Retrouver aussi l’étude de Lux-Résidence.com sur le marché de l’immobilier de prestige.