Trois nouvelles formules de prêts

Le crédit immobilier coûte plus cher, mais les banques ne manquent pas d'imagination et proposent de nouvelles formules, a priori attractives.

Trois nouvelles formules de prêts

Crédits à taux mixtes

Il s'agit d'un seul crédit qui se décompose en deux périodes, la première à taux fixe (de 5, 7 à 10 ans, voire 15 ans), la seconde à taux révisable. Avantage ? Des conditions plus attractives qu'à taux fixe en début de prêt. Exemple : un crédit de 200.000 euros sur vingt ans, dont sept ans à taux fixe et treize ans à taux révisable. Le taux est fixé à 3,6 %, taux qui devient révisable au bout de sept ans (selon l'Euribor trois mois), mais plafonné à 6 %. Sur vingt ans, le coût du crédit s'établit à 86.790 euros si, après sept ans, le taux passé à 4 % , à 95.017 euros si le taux est monté à 4,5 % et à 104.330 euros si le taux a grimpé à 5 %. A comparer aux 98.514 euros qu'aurait coûté le crédit sur vingt ans à 4,3 %. Ce prêt est intéressant sur une courte durée, par exemple pour ceux qui achètent en sachant qu'ils revendront au bout de sept ans.

Crédits multilignes à taux fixe

Cette formule se décline en deux prêts dont l'un d'une durée courte offre un taux plus attractif que sur une longue période. Exemple : pour un crédit de 200.000 euros, 100.000 euros sont prêtés sur douze ans à 3,9 % et 100.000 euros sur vingt ans à 4,3 %. Le coût total du crédit s'établit donc à 95.217 euros contre 98.514 euros pour un prêt classique sur vingt ans, soit une économie de 3.297 euros. S'agissant d'un montant incluant deux prêts, attention aux frais de garantie et de dossier plus lourds.

Taux révisable capé -1 point

Ce prêt s'adresse à ceux qui parient sur la baisse des taux révisables, ce qui est tout à fait possible. Le prêt est consenti à un taux un peu plus élevé que le taux fixe mais peut baisser d'un point. Exemple : pour un prêt de 200.000 euros sur vingt ans, le taux s'établit à 4,6 % (capé -1 point). Si le taux reste le même sur vingt ans, le coût du crédit s'élèvera à 106.270 euros, mais sera ramené à 86.603 euros si le taux baisse à 3,6 % au bout de cinq ans, soit une économie non négligeable par rapport à un taux fixe de 4,3 % sur vingt ans (98.514 euros).

Colette SABARLY