Un capital décès : pour profession libérale

Si vous souhaitez obtenir un capital en cas de décès, il faudra, à côté de votre contrat de prévoyance loi Madelin, en souscrire un spécifique.

Un capital décès : pour profession libérale

1. Souscrire un contrat décès spécifique

" Pour être fiscalement déductibles des revenus professionnels, comme prévu par la loi Madelin, les garanties en cas de décès doivent être servies par l'assureur sous forme de rente et non de capital ", explique Stéphane Daugeron, directeur adjoint du marketing du groupe Prévoir. Alors, pour garantir aux proches le versement d'un capital décès immédiat, les indépendants doivent impérativement souscrire un contrat spécifique en dehors de l'enveloppe Madelin, même si les cotisations ne sont pas déductibles dans ce cas. Avertis de ce besoin, les assureurs proposent d'ailleurs souvent ce type de produit en complément de leur offre de prévoyance Madelin.

2. Souscrire quand on est jeune et bien portant

Comme l'adhésion à ces contrats décès spécifiques s'effectue sur des critères de santé, le tarif augmente avec l'âge et il peut être majoré en fonction des pathologies déjà existantes à la souscription. " Notre conseil : s'assurer le plus tôt possible, tant qu'on est en bonne santé ", précise Stéphane Daugeron.

3. Une rente pour le conjoint ou les enfants ?

Faut-il souscrire également aux garanties décès proposées par les contrats Madelin, qui prennent la forme de rentes de conjoint ou d'éducation ? Elles ont l'avantage, à première vue, d'assurer des revenus réguliers à vos proches, contrairement à un capital, vite dépensé. Et les primes sont fiscalement déductibles de vos revenus professionnels. Mais la rente de conjoint est très onéreuse, puisque l'assureur va verser des revenus au survivant jusqu'à sa retraite, voire son décès, selon les contrats. Tant que votre progéniture est jeune, préférez-lui une rente éducation qui garantit le versement d'un revenu à chaque enfant jusqu'à son dix-huitième anniversaire au minimum. " La rente éducation est très favorable car elle motive l'enfant à poursuivre des études ", souligne Jacques Picornell, courtier spécialisé, qui la conseille à ses clients.En effet, son versement continue jusqu'à leur vingt-cinquième année s'ils entreprennent des études. Et cette garantie est moins onéreuse puisque la rente est limitée dans le temps. V. D. B.