Le Perco

Se constituer un complément de revenus sans gros effort d'épargne.

Le Perco

C'est aujourd'hui l'un des meilleurs moyens de se constituer à moindre effort d'épargne un complément de revenus pour ses vieux jours. Fin 2010, 123.000 entreprises et 2,8 millions de salariés étaient couverts par ce dispositif, ouvert aux entreprises déjà dotées d'un plan d'épargne entreprise (PEE). Comme le PEE, le plan d'épargne retraite collectif (Perco) profite d'une source d'alimentation quasi automatique, puisqu'il a pour objectif premier d'accueillir les primes d'intéressement et de participation que verse l'entreprise (la réforme des retraites a même institué un fléchage automatique de 50 % de la participation vers le Perco, si le salarié n'en demande pas le déblocage immédiat). Peuvent s'y ajouter des versements complémentaires et facultatifs du salarié (dans la limite de 25 % de son salaire brut annuel), majorés le cas échéant d'un abondement de l'entreprise susceptible d'atteindre jusqu'à 300 % des versements du salarié (dans la limite de 16 % du plafond annuel de la Sécurité sociale).

Investi en phase d'épargne dans des FCPE (fonds communs de placement d'entreprise) diversifiés choisis par l'entreprise, le Perco est bloqué jusqu'à la retraite. Mais il est transférable (en cas de changement d'entreprise) et admet plusieurs cas de sortie anticipée (expiration des droits au chômage, surendettement, acquisition de son logement, etc.). A l'échéance, le salarié a le choix entre récupérer cette épargne retraite sous la forme d'un capital défiscalisé (sauf prélèvements sociaux) ou la convertir en rente viagère peu imposée (assiette dégressive de 70 % à 30 % selon l'âge du rentier).

Laurence DELAIN