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Quand le Perp avoue ses limites

Souvent vendus avec slogans accrocheurs du type "un PERP = davantage de revenus futurs et moins d'impôts immédiats", le PERP se révèle trop contraignant et insuffisamment rémunérateur (…).

Quand le Perp avoue ses limites

Une épargne indisponible

Exception faite de quelques cas extrêmes (invalidité, expiration de droits au chômage, liquidation d'entreprise pour un non-salarié), le Perp
est bloqué jusqu'à la retraite. A cette échéance, au moins 80 % de l'épargne constituée doit être transformée en rente viagère imposable, 20 % peuvent être récupérés sous forme de capital. Les versements, qui sont libres ou programmés, peuvent être interrompus mais le Perp
n'est pas récupérable pour autant. Même en cas de décès de l'assuré en phase d'épargne, les primes cumulées seront reversées au (x) bénéficiaire(s) désigné(s) sous forme de rentes (rente éducation pour un enfant mineur, etc.). Le souscripteur a, par ailleurs, la possibilité de transférer son Perp
dans un autre établissement. Mais mieux vaut avoir de bonnes raisons de le faire, car cette opération coûte cher.

 

Une rentabilité modeste

En phase d'épargne, les primes sont investies sur des supports financiers plus ou moins risqués. Sauf contre-indication écrite du souscripteur, la gestion est pilotée et sécurisée au fur et à mesure que l'âge de la retraite approche (l'épargne est progressivement transférée sur le fonds en euros). Il est encore trop tôt pour juger des résultats de cette gestion au long cours. Mais d'ores et déjà, il est clair que les fonds en euros de la plupart des Perp peinent à franchir la barre de 3 % de rendement !

 

Des rentes médiocres

Dans la plupart des cas (quelques rares Perp dits " en points " fonctionnent autrement), le PERP est transformé à échéance en un certain montant de rente sur la base des sommes capitalisées, des tables de mortalité en vigueur à ce moment-là, et d'un taux financier réglementaire, le taux technique, qui dans le cas des Perp est de 0 % (ce qui permet une valorisation plus forte de la rente en cours de service). De ce calcul complexe (dont les assureurs sont désormais tenus d'informer les assurés) résulte une rente souvent bien décevante au regard de l'effort d'épargne. Ainsi, si on prend le cas d'un Perp rémunéré 3 % par an en moyenne, il faudra, pour obtenir à partir de l'âge de 65 ans 150 euros brut de rente mensuelle (sans réversion et avant frais et impôts), verser chaque mois 144 euros si on l'ouvre à 45 ans et 350 euros si on souscrit à 55 ans.

 

Pour les gros contribuables

Les cotisations sont, pour chaque membre du foyer fiscal, déductibles du revenu imposable dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l'année n -1 (nets de cotisations sociales et de frais professionnels) plafonnés à huit fois le plafond de la Sécurité sociale (Pass) de l'année n -1 (soit une déduction maximale de 27.696 euros en 2011 sur la base du Pass 2010 de 34.620 euros). Les personnes qui ont peu de revenu, ont droit à une déduction minimale égale à 10 % de ce même Pass (3.462 euros). Ce plafond englobe toutes les cotisations retraite facultatives individuelles ou d'entreprise (articles 83, abondement à un Plan d'épargne retraite collectif). Ce qui le réduit d'autant.

S'ils n'ont pas été épuisés, les disponibles fiscaux Perp des trois années précédentes restent déductibles. Et depuis 2007, vous pouvez utiliser le disponible fiscal de votre conjoint ou partenaire d'un pacs (plafonds indiqués en page 3 de votre dernier avis d'imposition). Autre atout, en phase de constitution, le Perp est exonéré de prélèvements sociaux (13,5 % depuis le 1er octobre). Et, pour les plus fortunés, d'ISF, y compris en phase de rente (sous réserve d'avoir cotisé quinze ans durant).

Cet avantage fiscal du Perp doit cependant être relativisé. Il concerne surtout les personnes fortement imposées (dans les tranches à 30 %, ou mieux, 41 %) qui font d'importants versements. Un épargnant qui ouvre un Perp à 40 ans et l'alimente à hauteur de 150 euros jusqu'à ses 65 ans totalisera un gain fiscal de 8.082 euros s'il est imposé à 14 %, contre 23.700 euros s'il est dans la tranche de 41 %. Si cette même personne verse 1.000 euros chaque mois sur son Perp , son cumul de déductions d'impôts sera de 12.600 euros avec un taux d'imposition de 14 % et de 36.905 euros pour un taux à 41 %.

 

Laurence DELAIN