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Retraite : la durée de cotisation en débat

La loi Fillon de 2003 prévoit une hausse régulière de la durée de cotisation jusqu'en 2020. L'exécutif pourrait la relever au-delà de cette date.

Retraite Cotisation

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La ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, l'a répété le 27 février 2013 : pour la réforme des retraites, «le temps des décisions n'est pas encore venu». Les arbitrages seront rendus à l'été, quand les scénarios de la commission d'experts auront été discutés avec les partenaires sociaux (lire ci-dessous). Une piste paraît néanmoins incontournable : la hausse de la durée de cotisation. L'idée fait son chemin dans la majorité : même le député Henri Emmanuelli, classé à la gauche du PS, estime qu'il faut «se poser la question de la durée de cotisation».

La loi Fillon de 2003 prévoit un relèvement régulier de la durée nécessaire pour toucher une pension à taux plein. L'objectif, que la gauche n'a pas remis en question en arrivant au pouvoir (et que le PS avait endossé dès 2010), est de maintenir constant le rapport entre la vie passée au travail et la durée de la retraite. Pour chaque génération, les gains d'espérance de vie sont partagés entre la durée de cotisation, à hauteur de deux tiers, et la durée de la retraite, à hauteur du tiers restant. Les assurés qui prennent leur retraite cette année, nés en 1952, doivent avoir cotisé au moins 41 ans. La durée passera à 41 ans et demi pour la génération 1955, 41 ans et trois trimestres pour les assurés nés en 1958, qui partiront en 2020. Au-delà, rien n'est prévu. L'exécutif envisage de programmer une poursuite du relèvement.

A court terme, cela ne réglerait en rien la question du déficit des régimes (21 milliards en 2020). D'où l'idée de désindexer les pensions (au moins pour les plus aisés). Mais au-delà de 2020, l'impact serait important. En poursuivant le relèvement au même rythme, on passerait à 42 années de cotisation pour la génération 1962, 43 ans pour la génération 1975. En 2060, lorsque les assurés nés en 2000 arriveront à l'âge de la retraite, on frôlerait les 45 ans. Le Conseil d'orientation des retraites vient de calculer les conséquences : les déficits seraient sensiblement réduits dès 2030, et l'équilibre serait atteint en… 2060.

Pression de Bruxelles

C'est très loin, certes, mais cela va dans le sens du gouvernement, qui veut, au-delà des mesures de court terme, donner des perspectives sur la pérennité des retraites. D'autant plus que Bruxelles, dans son « dialogue » avec Paris sur le report des 3 %, insiste sur une double exigence : prendre des mesures d'économies en urgence, et mener des réformes de long terme. Enfin, ce serait une réponse à l'UMP qui propose de relever l'âge légal à 65 ans et accuse la gauche de ne rien faire.

Le relèvement de la durée de cotisation serait cependant loin d'être indolore, en particulier pour ceux qui sont entrés tardivement sur le marché du travail. D'autant plus que les générations concernées auront eu des carrières plus hachées : pour nombre de ces assurés aujourd'hui âgés de moins de 40 ans, il faudra une vie professionnelle plus longue que 45 ans pour pouvoir afficher 45 annuités de cotisation. Le gouvernement est conscient qu'il faudrait apporter des correctifs aux règles actuelles s'il décidait de relever la durée de cotisation au-delà de 2020.

Vincent Collen - Les Echos.