Le professionnel libéral : comment préparer sa retraite

Entre la réforme des retraites et les dispositions à prendre avant la fin de cette année pour conforter ses ressources, voici les bons réflexes à adopter.

Le professionnel libéral  : comment préparer sa retraite

Sa situation. Médecin (profession libérale), entre 45 et 50 ans, forte pression fiscale (tranche à 40 % de l'impôt sur le revenu). Cette femme devrait pouvoir disposer du capital lié à la vente de sa patientelle à sa retraite, mais, dans l'incertitude, préfère tout de même préparer l'avenir. Elle est divorcée et a un fils unique. Elle souhaite optimiser la transmission de son patrimoine. Son taux de remplacement : de 24 % à 38 %.

La proposition de W Finance.

La pierre papier avec l'acquisition de parts de SCPI de rendement couplées à des parts de SCPI fiscales (" Les Echos Patrimoine " du 8 octobre), pour bénéficier des avantages de l'immobilier sans ses contraintes opérationnelles. L'achat peut être financé à crédit ou pas.

1/ Réponse aux besoins en phase de constitution.

Elle achète pour 100.000 euros de SCPI de rendement et 100.000 euros de SCPI fiscales. Les revenus générés sur une base de 5,5 % pour les SCPI de rendement (non garanti) et de 3 % (base rendement prévisionnel) pour les SCPI fiscales (attention aux deux années en franchise de loyer) sont de 8.500 euros par an, qui vont générer 3.400 euros d'impôt sur le revenu supplémentaire. Cette imposition va être en partie absorbée par la réduction d'impôt de 2.780 euros liée aux SCPI Scellier (25 % sur neuf ans). Attention, après les neuf ans de réduction d'impôt, les revenus ne seront plus gommés, mais elle pourra recourir à d'autres solutions pour optimiser sa fiscalité.

2/ Réponse aux besoins au moment de la retraite.

La dissolution des SCPI fiscales (entre treize et quinze ans) permettra de récupérer l'investissement de départ (sauf dépréciation de la valeur des biens de la SCPI) et de replacer les fonds dans un contrat d'assurance-vie, qu'elle aura ouvert depuis plus de huit ans pour bénéficier de retraits programmés dans un cadre fiscal optimal (" Les Echos patrimoine " du 1er octobre). Ce contrat lui permettra aussi d'optimiser la transmission de son patrimoine à son fils (abattement de 152.500 euros en plus de l'abattement successoral). Les SCPI de rendement continueront à lui procurer des revenus. Toujours en vue de la transmission, elle pourra céder la nue propriété des parts de SCPI à son fils, qui bénéficiera ainsi de l'abattement des donations de 156.974 euros, renouvelable tous les six ans. Mireille WEINBERG