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À quelle retraite aurez-vous droit ?

Pour savoir à quelle retraite vous aurez droit, il faut se référer aux règles des régimes de retraites de base et complémentaires. Mais pour ceux qui sont loin de la retraite, tout peut encore changer

Quel sera le montant de votre retraite

Retraites : un système complexe

En France, il y a deux étages obligatoires : la retraite de base et les retraites complémentaires. Mais c’est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît, puisqu’il existe plus de vingt régimes de base et également plusieurs régimes complémentaires, avec chacun leurs conditions d’ouverture des droits à la retraite, leurs règles d’acquisition et de valorisation des droits, ainsi que leurs propres paramètres de calcul des pensions. De plus, dans certains régimes vous accumulez des trimestres de cotisations et dans d’autres des points.

Très schématiquement, tous les régimes de bases fonctionnent avec la règle des trimestres et tous les régimes complémentaires (ainsi que le régime de base des professions libérales) fonctionnent en points

Régimes de base : rien n’est jamais acquis

À quelle retraite aurez-vous droit au titre de vos régimes de base ? Ceux qui ont atteint l’âge de la retraite et qui travaillent encore ou ceux qui vont l’atteindre dans les mois qui viennent n’ont plus rien à craindre : ce sont les règles actuelles qui s’appliqueront. Mais pour tous les autres en revanche, ces règles peuvent tout à fait changer au gré des réformes à venir.

Première étape, l’âge légal de départ à la retraite. Actuellement, dans les régimes de base, il faut, sauf exception, attendre 62 ans pour partir à la retraite. Si vous partez avant, vous ne toucherez rien.

Deuxième étape, le nombre de trimestres cotisés. Pour partir à la retraite à taux plein (50 % de votre salaire de référence calculé sur vos 25 meilleures années), il faut avoir cotisé pendant un nombre minimum de trimestres, actuellement fixé à 166, soit 41,5 années de cotisations. Si vous avez l’âge légal de départ à la retraite, mais que vous n’avez pas suffisamment de trimestres, vous pouvez partir quand même, mais une décote vous sera appliquée et vous toucherez moins que le taux plein de 50 %.

Pour ceux qui sont déjà à la retraite, les règles sont définitivement figées et la pension ne peut plus baisser. Mais, elle pourrait éventuellement, comme ce qui vient d’être décidé dans le cadre des régimes complémentaires Agirc et Arrco, ne plus être revalorisée autant que l’inflation, comme c’est actuellement le cas tous les 1er avril. Le gouvernement qui prépare sa réforme des régimes de base, a déjà dit qu’il réfléchissait à ce type de solution…

Pour les retraités aussi, les taxes qui grèvent les pensions peuvent également être alourdies. Depuis le 1er avril, les retraites de base comme complémentaires (uniquement pour les personnes imposables) supportent une taxe supplémentaire de 0,3 %, pour financer la dépendance. Ce type de mesure ne vient pas à proprement parler baisser la retraite servie, mais cela entame bien sûr et au final le pouvoir d’achat des retraités.

Pour ceux qui sont loin de l’âge de la retraite le tableau est bien plus noir, car en effet tout encore changer ! L’âge légal de départ peut être reculé, le nombre de trimestres de cotisations requis peut augmenter, les règles concernant la fixation du salaire de base - actuellement la moyenne des 25 meilleures années - peuvent être modifiées, etc. La réforme de 2010, on le sait, n’a pas suffi et l’actuel gouvernement est en train de mettre la main à une nouvelle réforme, dont on devrait connaître les contours avant la fin de l’année. Le gouvernement a déjà expliqué qu’il n’était pas partisan d’un nouveau recul de l’âge légal de départ, mais qu’il penchait plutôt pour un allongement de la durée de cotisation et du nombre de trimestres requis, ce qui revient presque au même, puisqu’il faudra travailler plus longtemps. Toute une série d’autres mesures peuvent être actées, comme la prise en compte, pour la détermination du salaire de référence, des salaires de l’ensemble de la carrière plutôt que des seules 25 meilleures années, ce qui bien sûr pénaliserait tout le monde.

En tout état de cause et pour éviter les effets de seuils brutaux, les réformes ont toujours, jusque-là, été appliquées par pallier pour éviter que ceux qui sont tout prêts du départ ne soient pénalisés. Quand l’âge légal est passé en 2010 de 60 à 62 ans par exemple, cela a été fait progressivement pour les plus âgés : 60 ans et 4 mois pour ceux nés à compter de juillet 1951, 60 ans et 9 mois pour ceux nés à compter du 1er janvier 1952, etc. (lire tableau).

Régimes complémentaires : beaucoup plus facile à alourdir

Les régimes complémentaires fonctionnent, eux, en points. Pendant toute votre carrière vos cotisations (40 %) et celles de votre employeur (60 %), vous permettent d’acquérir des points de retraite. À ce moment de votre départ à la retraite, tous vos points sont convertis en pension. Mais, d’ici là, la valeur du point peut donc encore être modifiée, ou plutôt… diminuée. Du coup, avec le même nombre de points, vous aurez une pension plus faible.

Pour les retraités la valeur du point est définitivement arrêtée et la pension complémentaire ne peut donc pas formellement baisser. Elle peut cependant, comme viennent de le décider les partenaires sociaux, être moins fortement revalorisées que l’inflation.

Avec ce système de points, on l’a compris, les règles du jeu sont beaucoup plus simples à durcir, dans la mesure où il suffit d’augmenter le prix d’achat du point ou de diminuer sa valeur au moment de la retraite. Les partenaires sociaux qui sont aux commandes de ces régimes complémentaires, viennent d’ailleurs de prendre des mesures correctrices pour l’Arrco (régime complémentaire de tous les salariés) et l’Agirc (régime complémentaire des cadres), avec une désindexation temporaire et partielle des pensions : pendant trois ans, elles seront moins revalorisées que le taux habituel de l’inflation, et la hausse du coût d’achat du point. Ces mesures seront cependant insuffisantes à long terme. Elles vont permettre de différer de quelques années la faillite qui, sans cela, aurait été au rendez-vous à l’échéance 2017-2020.

Il faudra donc également y revenir…

 

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